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Environnement

La pirogue en fibre de verre a été conçue pour une durée de 40 ans contre 10 pour la pirogue en bois. C’est 150 pirogues dotées d’une géolocalisation qui vont être construites durant l’année.


image illustrative
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La construction d’une pirogue en bois nécessite au moins l’abattage d’un arbre. Ce qui contribue à la dégradation de notre environnement.

C'est en janvier dernier que le ministre de la pêche et de l’économie maritime M. Oumar Guèye, a procédé à l’inauguration de l’usine de fabrication de pirogues en fibre de verre au quai de pêche de Ouakam.
Des pirogues insubmersibles, et qui vont constituer une bouée de sauvetage. Elles sont aussi dotées d’un système de géolocalisation.

L'agence de l'aviation civile et de la météorologie a révélé dans un bulletin météorologique spécial que la qualité de l'air et la visibilité vont être altérées sur une bonne partie du pays etc ce jusqu'à demain Jeudi 14 Mars.


La qualité de l'air continuera de se dégrader jusqu'à Jeudi
"De la poussière en provenance de la Mauritanie et le sud de l'Algérie est prévu sur la quasi-totalité du territoire sénégalais du lundi 11 mars à 18h au jeudi 14 mars 2019 à 12h". C'est ce qu'on peut lire en substance dans le bulletin. Les populations doivent ainsi se prémunir en évitant autant que possible l'extérieur ou en se protégeant du mieux possible. La pollution de l'air tue plus de 8 millions de personnes à travers le monde selon la revue European Heart MJournal.

SENXIBAR- Le président de la République, Macky Sall, a demandé lundi au gouvernement de prendre, "dans les meilleurs délais", les dispositions nécessaires à l’intensification des actions de protection de la Langue de Barbarie, à Saint-Louis (nord), avec le soutien de la coopération française et de la Banque mondiale, a appris l'APS de source officielle.

Selon le communiqué du Conseil des ministres, le président Sall, dans sa communication, a demandé au gouvernement de "prendre, dans les meilleurs délais, toutes les dispositions techniques, administratives et financières requises, afin d’intensifier, avec le soutien significatif de la coopération française et de la Banque mondiale, les actions de protection de la langue de barbarie".

Ces initiatives viendront ainsi en appoint des "efforts soutenus de modernisation de la ville de Saint-Louis, à travers la restauration adéquate et la sauvegarde impérative des édifices publics et du Patrimoine mondial de l’UNESCO", a souligné le chef de l’Etat.

L’avancée de la mer est devenue, depuis l’ouverture d’une brèche en 2003, une préoccupation quotidienne pour les populations riveraines de la langue de Barbarie, une bande de terre en forme de langue tendue entre l’océan Atlantique et le fleuve Sénégal.

L’ouverture d’une brèche de 100 mètres de long sur quatre mètres de large sur cette mince bande de terre avait été réalisée en 2003, après l’annonce d’une importante crue du fleuve Sénégal.

La brèche s’est depuis élargie en amont vers l’ancienne embouchure à une vitesse inattendue pour atteindre 19 kilomètres à cause de la pression combinée des eaux du fleuve et de la mer.

Le président français Emmanuel Macron, en visite officielle au Sénégal, a promis samedi un appui de 10 milliards de francs CFA pour lutter contre l’érosion côtière à Saint-Louis, l’ancienne capitale de l’Afrique occidentale française (AOF) où il avait effectué la dernière étape de son déplacement.

Outre la partie française, la Banque mondiale également a décidé d’injecter 10 milliards de francs CFA pour le relogement des sinistrés du quartier de Guet-Ndar, principal quartier saint-louisien concerné par le phénomène de l’érosion côtière.


Protection de la langue de barbarie: Le Gouvernement invite à intensifier ses actions

Le président de la République Macky Sall a demandé mercredi au Premier ministre Mahammed Dionne d’"accélérer la modernisation de la décharge de Mbeubeuss et d’encadrer l’ouverture de décharges contrôlées dans les communes", a-t-on appris de source officielle.

Le chef de l’Etat a invité le chef du gouvernement "à engager avec tous les acteurs impliqués, un processus de concertations en vue de la mise en œuvre consensuelle d’une stratégie nationale de gestion intégrée et durable des déchets solides urbains", indique le communiqué du Conseil des ministres.

Selon la même source, le président Sall a demandé au Premier ministre de "diligenter, sans délai, au niveau national et dans l’agglomération de Dakar en particulier, un audit technique et financier du dispositif de gestion des déchets solides urbains qui évaluera également, l’efficacité et l’efficience de toutes les ressources humaines et financières spécialement mobilisées, par l’Etat, pour assurer le nettoiement systématique et le ramassage adéquat des ordures dans la capitale."

"Enfin, note le communiqué, le chef de l’Etat exhorte le gouvernement à intensifier le Programme national d’amélioration du cadre de vie avec l’installation de mobiliers urbains adaptés, ainsi que l’aménagement et la réhabilitation, sur l’ensemble du territoire national, de places publiques, d’espaces verts et des sites indispensables à la promotion d’une qualité de vie meilleure dans nos localités".

Concernant la modernisation de la gestion des déchets solides urbains, le chef de l’Etat ’’rappelle au gouvernement l’impératif d’assurer, en partenariat avec les collectivités territoriales, l’amélioration significative et durable du cadre de vie des populations à travers la modernisation soutenue du système de collecte, de traitement et de valorisation des déchets solides urbains", lit-on dans le texte.

APS


Gouvernement: Le PM invité à "accélérer la modernisation  de la décharge de Mbeubeuss"

La capitale du Sénégal est 3 fois au-dessus de la moyenne de pollution dans le monde - Un tel niveau de pollution engendre des maladies du système respiratoire, allergies diverses, cancers, maladies de la peau


Pollution dans le monde: Dakar asphyxiée-Par Alymana Bathily

Les dakarois vivent dans un nuage de poussière depuis  plusieurs jours. Ca prend à la gorge et pique les yeux. La poussière s’infiltre partout.  Le 26 Décembre, le Centre de Gestion de la Qualité de l’Air (CGQA)  à lancé l’« alerte orange » qui a viré au « rouge » le 27 Décembre.

L’organisme spécialisé a même émis des recommandations à l’endroit des populations : . « respecter scrupuleusement tout traitement médical en cours, ou l'adapter sur avis du  médecin,  consulter le médecin en cas d'aggravation de l’ état ou apparition de tout symptôme évocateur (toux, gêne respiratoire, irritation de la gorge ou des yeux, éviter (ou  limiter) toute activité physique ou sportive intense (notamment compétition) à l'extérieur augmentant de façon importante le volume d'air et de polluants inhalés, veiller à ne pas aggraver les effets de cette pollution par d'autres facteurs irritants des voies respiratoires, tels que l'usage de l'encens, de solvants et surtout la fumée de tabac  Les jeunes enfants, les asthmatiques et les personnes âgées devraient  éviter de s'exposer longuement à l'air ambiant …. »

Le CGQA a analysé  la pollution de notre ville provoquée par des « polluants primaires directement issus des sources de pollution (industrielle, automobile, surfacique). …de gaz tels que les oxydes de carbone, les oxydes de soufre, les oxydes d’azote, les hydrocarbures légers, les composés organiques volatiles et les particules contenant ou non des composes métalliques (plomb, mercure cadmium...) ou organiques. »
Selon Madame Aminata Mbow Diokahné, chef du CGQA citée par Le Soleil, « les fines particules de poussière qui peuvent pénétrer profondément les poumons » proviennent en grande partie du trafic automobile notamment le parc de véhicules diesel ».

Selon une étude récente du CCQA les émissions de CO2 proviennent par surtout des « cars rapides », des « ndiaga ndiaye » et des « tata dont certaines émettent aussi du monoxyde de carbone. Un rapport de l’OMS après avoir analysé les données sur 3.000 villes alerte sur la qualité de l’air qui est devenu un problème de santé publique dans les métropoles du monde.

Il indique qu’à Dakar, le niveau est à 34 microgrammes par mètre cube. La valeur limite établie par l’OMS se situe à 10. Cela veut dire que Dakar est trois fois au-dessus de la moyenne de pollution dans le monde. Pour apprécier cette donnée, il faut considérer qu’à Paris le niveau est de 28 microgrammes par mètre cube.

On sait qu’un tel niveau de pollution engendre toutes sortes de maladies : maladies du système respiratoire, allergies diverses, cancers, maladies de la peau notamment. D’ailleurs le rapport de l’OMS prévient que « la pollution de l’air ambiant, due à des concentrations élevées de petites particules et de particules fines, est le principal risque environnemental pour la santé; elle augmente pour les habitants le risque d’accident vasculaire cérébral, de cardiopathie, de cancer du poumon et de maladies respiratoires aiguës, notamment d’asthme …cause plus de 3 millions de décès prématurés chaque année dans le monde, ».

Baisser le niveau de pollution de Dakar est participe donc de la santé publique. Monsieur Gora Sarr, responsables des études du Conseil Exécutif des Transports Urbains de Dakar (CETUD) dont les propos sont rapportés par Le Soleil, indique bien que «qu’il est clair que la question du contrôle de la qualité de l’air est un défi que l’Etat doit relever… »

Il s’agit certes de contrôler d’abord la pollution par les transports, surtout ceux fonctionnant au diesel. D’autant que notre pays consomme un diesel particulièrement polluant ainsi que nous l’avons indiqué ici même à la suite des révélations de l’ONG suisse Public Eye.

Ne devrait-on donc pas revenir sur l’autorisation d’importation de véhicules de 8 ans d’âge que le Président Maky Sall a établie dès son arrivée au pouvoir ? Les vieux véhicules au diesel sont en effet particulièrement polluants.

Il faudrait aussi sortir de la circulation enfin les centaines de « cars rapides » et « ndiaga ndiaye » qui sont particulièrement polluants du fait de leur vétusté. C’était d’ailleurs le projet du Conseil Exécutif des Transports Urbains de Dakar (CETUD) initié des 2005 de renouveler le parc des 3000  véhicules de ce type notamment pour « améliorer la qualité environnementale de la mobilité urbaine ». 

Ne faudrait-il pas aussi diminuer l’utilisation du charbon en encourageant plus agressivement le recours à des sources alternatives d’énergie et notamment du gaz pour la consommation des ménages ?  La production de gaz au Sénégal devrait faciliter cela à condition cependant qu’une politique spécifique et à long terme soit élaborée à cet effet et effectivement mise en œuvre.

Pour diminuer la pollution et d’améliorer la qualité de l’air de Dakar sur le long terme, il faudra certainement en plus de contrôler les émissions de gaz polluants, reboiser la ville, en augmentant considérablement le nombre de ses espaces verts.
En plus de résorber la pollution de l’air, les espaces verts en milieu urbain ainsi que l’établit un récent rapport de l’OMS « apportent de nombreux bienfaits à la santé publique, notamment en termes de relaxation psychologique et de réduction du stress, d’augmentation de l’activité physique et de réduction potentielle de l’exposition à la pollution de l’air, au bruit et à la chaleur excessive… »

« Le rapport conclut qu’il est nécessaire d’aménager des petits espaces verts localisés à proximité des habitations et des lieux de vie des populations, ainsi que des espaces verts plus étendus dotés d’installations publiques de loisirs (comme les terrains de jeu) et permettant d’interagir avec la nature.. »

L’OMS recommande ainsi l’aménagement de « 10 à 15 mètres carrés d'espace vert par habitant, répartis de façon équitable en fonction de la densité de population. Il est conseillé que cette proportion atteigne des valeurs de 15 à 20 mètres carrés d'espace vert utilisable ». Or notre ville ne compte qu’un seul parc, celui de Hann.

On pourrait aménager l’aéroport Léopold Sédar Senghor désormais désaffecté en un Parc  comme ceux qui caractérisent les grandes métropoles du monde : St James Park à Londres, Parc du Luxembourg à Paris, Central Park à New York ou encore Mont Royal à Montréal. On devrait aussi procéder à la  déplanification et la restructuration progressive de l’espace et de l’habitat de Dakar.

Le littoral de Dakar est accaparé par les gouvernants et aménagé de manière que l’accès des populations à la mer, à l’air marin et aux plages est restreint. C’est ce que préconisent plusieurs associations de la société civile et notamment la Plateforme pour l’Environnement et la Réappropriation du Littoral (PERL), SOS Littoral et l’Association Sénégalaise d’Escalade et de Sport (ASE-SN) qui demandent depuis plusieurs années que le Littoral de Dakar soit déclaré bien commun.


SENXIBAR-Le ministre de l’Environnement et du Développement durable dit redouter ’’des feux de brousse très dévastateurs’’ en raison de la bonne pluviométrie enregistrée cette année. Les propos de , Mame Thierno Dieng ont été rapportés par l'APS


Environnement: Le ministre Mame Thierno DIENG craint "des feux de brousse dévastateurs"
 
"On peut s’attendre cette année à des feux de brousse très dévastateurs parce que l’hivernage a été très pluvieux et le tapis herbacé qui a couvert la totalité du pays commence à s’assécher", a-t-il dit dimanche en réponse aux interpellations des députés sur cette question, lors du vote du budget 2018 de son département.
 
Le ministre de l’Environnement est d’avis que le facteur humain constitue la cause majeure de ce désastre, préconisant ainsi une meilleure sensibilisation des populations pour mieux endiguer ce fléau.
 
Sur ce point, Mame Thierno Dieng a souligné que son département dispose d’un programme très ambitieux de dotation d’équipements adaptés, pour faire face aux feux de brousse. Des comités locaux de préventions de feux de brousse sont mis en place sur le territoire national avec l’accompagnement du ministère, a-t-il ajouté, signalant aussi l’installation des pare-feux.
 
Sur la question du reboisement, le ministre a insisté sur le suivi des opérations qui consistent à arroser les arbres. De même, il a sollicité les collectivités locales à davantage s’impliquer dans ce domaine. Le ministre a salué la contribution importante des femmes dans la reforestation des localités de la région de Fatick et en Casamance (Ziguinchor, Sédhiou et Kolda).
 
Concernant les sachets plastiques, M. Dieng a précisé que cette question a été réglée du point de vue de la loi qui l’interdit. Mais, il a tout de même fait part du fossé qui existe entre l’adoption d’une loi et son application.

La qualité de l’air est mauvaise (indice orange) dans l’agglomération dakaroise pour la journée de ce jeudi 30 novembre, indique le Centre de gestion de la qualité de l’air.


Qualité de l'air: Alerte orange pour ce jeudi

La hausse des concentrations de particules notée depuis mercredi ‘’pourrait se poursuivre dans les prochaines 24 heures’’, prévient le Centre, dans un bulletin parvenu à l’APS.

 
Il rappelle qu’’’une exposition des populations à ces fortes concentrations persistantes de particules dans l’air est un risque réel’’.

‘’Chez les personnes sensibles, elle peut déclencher des crises d’asthmes et des allergies respiratoires’’, avertit le centre, soulignant la nécessité de ‘’respecter scrupuleusement tout traitement médical en cours, ou l’adapter sur avis médical’’, de ‘’consulter un médecin en cas d’aggravation ou d’apparition de tout symptôme évocateur (toux, gêne respiratoire, irritation de la gorge ou des yeux)’’.
 
Il insiste aussi sur l’importance de ‘’limiter toute activité physique ou sportive intense (notamment compétition) à l’extérieur augmentant de façon importante le volume d’air et de polluants inhalés’’.
 
Il exhorte de même à ‘’veiller à ne pas aggraver les effets de cette pollution par d’autres facteurs irritant les voies respiratoires, tels que l’usage de l’encens, de solvants et surtout la fumée de tabac’’.
 
‘’Les personnes souffrant de maladies respiratoires, les jeunes enfants, et les personnes âgées devraient éviter de s’exposer longuement à l’air ambiant pendant la période’’, recommande-t-il encore.

Le directeur général du centre expérimental de recherches et d’études pour l’équipement (CEREEQ), le professeur Papa Goumbo Lô a suggéré la mise en place d’une Délégation pour le littoral qui veillera à une meilleure protection de la zone côtière au Sénégal.


"Elle aura pour mission de donner des propositions concrètes pour un mieux être de la bande côtière au Sénégal qui s’étend sur près de 750 km de Saint-Louis (Grande côte) à la région sud de Casamance" a indiqué M. Lô dans un entretien avec l’APS.

L’environnementaliste et expert en aménagement côtier a toutefois relevé la nécessité de mener des réformes législatives et réglementaires pour construire une "base juridique cohérente" pour gérer le littoral.

Il s’agira, selon lui, de mettre en place "un plan national de prévention de l’érosion côtière et un plan d’action national pour les changements climatiques".

Woré Gana Seck, directrice de l’ONG Green Sénégal a, quant à elle, recommandé la mise en place d’un "office national du littoral" pour mieux protéger la zone côtière.

"Nous devons avoir un office national du littoral qui travaillerait sur le diagnostic de la situation de référence, la télédétection qui nous permet de voir l’évolution du phénomène" a-t-elle dit au cours d’un panel organisé en 2016 par sa structure sur "la préservation de l’océan et du littoral" à l’occasion de la journée mondiale des océans.

Tous les trois types de côtes existant au Sénégal, sablonneuses (de Saint-Louis à la Petite Côte), rocheuses (Presqu’île du Cap Vert et vaseuses (zones de mangroves) sont "tous menacés" a estimé la rapporteuse de la commission Environnement au Conseil économique, social et environnemental (CESE).

Elle a rappelé qu’en 2014, après la houle qui avait frappé Bargny, Gorée et Joal, un programme d’urgence du littoral a été élaboré sur ces questions de vulnérabilité des populations.


Erosion côtière: Des spécialistes pour la création d'une structure autonome de gestion du littoral(APS)

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Au lendemain de la répression qui a causé mort d’homme sur le site d’orpaillage de Khossanto, le ministre des Mines, Aly Ngouille Ndiaye, a vivement regretté les affrontements à l’origine de la mort du jeune Yamadou Sagna, tué par balle lors d’accrochages avec des douaniers. Aly Ngouille Ndiaye d’indiquer toutefois que « Fermer les sites d’orpaillage n’est pas la solution ».


Aly Ngouille Ndiaye : «Fermer les sites d’orpaillage n’est pas la solution»

En effet, reconnait-il, « l’orpaillage existe dans tous les pays, y compris les pays développés. Nous devons plutôt renforcer le dispositif mis en place pour organiser l’orpaillage ». Mieux, « Nous avons autorisé 18 couloirs dans la région de Kédougou et accordé l’ouverture de 5 comptoirs d’achat d’or. Nous allons pousser ces comptoirs à démarrer leurs activités et faciliter l’écoulement de l’or au niveau des sites d’orpaillage », informe le ministre des Mines, dans le quotidien Lobservateur de ce vendredi 17 février 2017.

Pour ce qui est du retrait annoncé des agents de la douane, mis en cause dans ces évènements, « il s’agit plutôt de sursoir aux contrôles dans les couloirs d’orpaillage et non dans les zones aurifères », rectifie Aly Ngouille Ndiaye.


L’année 2016 qui tire à sa fin a été, sur le plan environnemental et du développement durable, notamment marquée par la tenue de conférences, symposiums et autres réunions d’envergure mondiale pour réfléchir sur les voies et moyens d’assurer le bien-être de l’Homme.


2016 : Réflexions et engagements pour un changement de comportement environnemental
Le plus en vue parmi ces cadres de réflexion est sans nul doute la COP 22, Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques qui s’est tenue en novembre 2016 à Marrakech, au Maroc, où plusieurs décisions en faveur du climat ont été prises en vue du respect des engagements dans le cadre de l’Accord de Paris.

Elle constitue une "étape décisive" dans la mise en place "effective" de l’Accord de Paris, a tweeté le président Macky Sall qui avait pris part au Sommet de haut niveau des chefs d’Etat africains, initié par le Roi du Maroc Mohamed VI. Le Sommet portait sur les "enjeux d’un développement durable sur le continent (africain)".


Les travaux à Marrakech ont été sanctionnés par l’acceptation de l’Initiative 3S (Soutenabilité, Sécurité et Stabilité) qui constitue, selon les organisateurs, "une innovation" devant permettre de mieux appréhender "les défis liés à l’Accord de Paris" sur le climat.

Au Sénégal, le chef de l’Etat, Macky Sall, a procédé à l’inauguration de deux centrales solaires d’une capacité de 20 MW chacune, à Bokhol et à Malicounda, dans le nord et le centre du pays.

Le président de la République, qui est convaincu que l’énergie renouvelable va représenter 30% du parc électrique au Sénégal d’ici à 2018, projette de réaliser sept autres projets de centrales solaires et éoliennes pour un total de plus de 300 mégawatts.

Sur un autre registre, le 14 ème congrès panafricain d’orthinologie (science des oiseaux) a réuni à Dakar, le 17 octobre dernier, plusieurs experts. Il a servi de tribune au directeur des Parcs nationaux, Souley Ndiaye qui a plaidé pour une "vision plus originale" des sites d’oiseaux migratoires, pour leur meilleur suivi dans le cadre de la coopération transfrontalière.

La capitale sénégalaise a également accueilli en octobre la deuxième édition de la Conférence nationale sur le développement durable ouverte par le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne.

A cette occasion, le ministre de l’Environnement et du Développement durable Abdoulaye Baldé a fait remarquer que la rencontre a permis au Sénégal d’adopter la stratégie nationale de développement durable, de valider la politique nationale des zones humides et de définir les priorités du pays.

Devant le constat amer des dégâts "inestimables" causés par l’exploitation frauduleuse du bois, les pouvoirs publics ont pris des "mesures fortes" pour combattre avec "sévérité" le phénomène dans la partie Sud du pays.

L’on retiendra aussi que c’est en 2016 que la loi sur l’interdiction de l’utilisation des sachets plastiques a été adoptée par les députés du Sénégal qui avait organisé la 3-e Conférence internationale sur la gestion des pêches et de l’environnement marin. Cette rencontre avait débouché sur plusieurs recommandations dans l’optique de faciliter la mise en place de systèmes durables de gestion.

Cette rencontre, dite aussi Conférence internationale du Projet AWA (ICAWA), était axée sur "l’approche systémique de la gestion des pêches et de l’environnement marin dans les eaux ouest africaines, dans le contexte du changement climatique".

Par ailleurs, le Sénégal va, avec l’appui financier du Japon, se doter d’une usine de dessalement de l’eau de mer, qui permettra d’améliorer l’approvisionnement de la capitale sénégalaise en eau potable, avec une production de 50.000 mètres cube/jour, extensible à 100.000.

Notre pays a également décidé de mettre en place un système national d’informations sur la biodiversité (SENBIO-info) en vue de combler le gap "considérable" dans la gestion, l’accès et le partage d’informations relatives à la diversité biologique.
SBS/PON/ASG

Incendies en Israël: 50.000 personnes évacuées à Haïfa
50.000 personnes ont été évacuées ce jeudi à Haïfa et dans ses environs, dans le nord d'Israël, en raison de feux de végétation qui se succèdent dans le pays depuis trois jours, a indiqué la police.
    
Les résidents de huit à dix rues de Haïfa, la troisième plus grande ville d'Israël, ont été évacués en raison "d'importants incendies qui se sont déclarés dans un certain nombre de quartiers", indique un porte-parole de la police. "Aucun blessé n'a été signalé pour le moment", a-t-il dit.

Le chef de l’Etat Macky Sall a recommandé à la délégation sénégalaise présente à la COP 22 qui se déroule actuellement à Marrakech (Maroc) de travailler en équipe avec "une parfaite symbiose".


le président Macky Sall recommande de travailler en "parfaite symbiose"
"Il faut un travail d’équipe avec une parfaite symbiose de la société civile, du secteur privé, des collectivités locales, de l’assemblée nationale, etc." a dit le président Sall, saluant l’élan de solidarité qui existe dans le stand sénégalais.

Le chef de l’Etat visitait, mardi, en début de soirée, le stand sénégalais, un espace de 150 mètres carrés modulable réservé à l’occasion de la 22 ème COP, considérée par M. Sall, comme "une COP de l’action".

"Après Paris, nous devons passer aux actes, pour amener les émetteurs à respecter leurs engagements" a soutenu le président de la République qui a estimé que "l’Afrique a trop souffert des changements climatiques".

"Il ne faut pas attendre le Fonds vert pour le climat (FVC) pour agir", a retenu Macky Sall qui a donné en exemple les solutions alternatives développées par son pays dans le secteur de l’Energie, notamment le mix énergétique.

"Rassurez-vous, nous allons travailler avec le solaire, l’éolienne, pour permettre à tous l’accès à l’énergie" a souligné le président de la République à la délégation sénégalaise.

Concernant les mesures prises par l’Etat du Sénégal pour protéger ses forêts, le président Macky Sall a encore magnifié la synergie entre les forces de défense et de sécurité qui mènent le travail sur le terrain.

"Nous n’accepterons pas que nos forêts soient détruites" a t- il martelé, avant de demander à la société civile et à tous les acteurs, "de consolider leurs efforts pour la protection de notre environnement".

Auparavant, le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Abdoulaye Baldé, dans mot introductif, avait remercié le chef de l’Etat d’avoir facilité la participation du Sénégal à la COP22.

"C’est la première fois qu’un stand si important a été installé dans une telle rencontre" a souligné M. Baldé.

Selon le ministre de l’Environnement et du Développement durable, "l’inauguration de deux centrales solaires récemment, est une fierté pour le pays, car c’est une chose rare en Afrique".

En outre, il a rappelé la participation active du président de la République à la première réunion des Etats parties de la convention cadre des Nations unies sur le climat.

La région de Fatick est la plus touchée par le phénomène de la dégradation des terres à cause de la salinisation, a indiqué jeudi, le colonel El Hadj Macodou Diagne, coordonnateur national du projet CODEVAL.


La région de Fatick plus touchée par la dégradation des terres (expert)
M. Diagne s’exprimait lors d’un atelier régional sur le bilan final du projet de renforcement des capacités pour le contrôle de la dégradation des terres et la promotion de leur valorisation dans les zones de sols dégradés (CODEVAL).


Ce projet, financé par la JICA et le gouvernement du Sénégal, intervient dans les régions de Fatick et Kaolack. Il a démarré ses activités depuis 2011 pour une durée de 5ans et a bénéficié d’une prolongation de 1 an. Le projet CODEVAL prend fin en février 2017.


Cette dégradation des sols s’explique par le fait que ‘’l’avancée des terres salées est plus importante dans la région de Fatick’’, selon El Hadj Macodou Diagne, soulignant que c’est dans cette optique que le projet a initié plusieurs activités et techniques pour récupérer des terres dans la zone du bassin arachidier.


‘’Dans le cadre de la lutte contre la dégradation des terres, nous avons récupéré pas moins de 1000 hectares’’ à Fatick et Kaolack et à présent, ces superficies sont devenues utilisables, a t-il dit.


‘’La diminution de terres arables ainsi que celle des domaines forestiers, ou la diminution des rendements céréaliers à l’unité de superficie ne cessent d’augmenter dans les régions de Fatick et de Kaolack’’, lit-on dans un document réalisé en juin 2016 par le centre forestier de recyclage à Thiès.


Il relève que ‘’l’expansion des terres nues ou terres à faible couvert végétal, la salinisation du sol, l’affaiblissement du sol (…) impactent grandement sur la vie des populations rurales dans ces deux régions, caractérisées par une forte croissance démographique’’.


Environ 19% du territoire du Sénégal (3,80 millions d’hectares) sont des terres arables et 57% de ces terres se situent dans la zone du bassin arachidier dans lequel se trouvent les régions de Kaolack et de Fatick, rapporte le texte.


 


 
 

FD/OID

Le président de la République, Macky Sall, a décrété jeudi à Dakar "une tolérance zéro" contre le trafic illicite de bois sur l’ensemble du territoire national.


Trafic illicite de bois : Macky Sall décrète une "tolérance zéro"
Les ressources forestières du Sénégal "font l’objet d’un trafic illicite par de véritables organisations criminelles. J’ai décidé, plus que jamais, de mettre un terme à cette catastrophe à la fois écologique et économique. Il faudra donc une tolérance zéro contre le trafic illicite de bois sur l’ensemble du territoire national", a-t-il dit.
 
Le président Sall s’exprimait lors l’édition 2016 de la Journée des Forces armées, dont le thème portait sur "La contribution des forces armées sénégalaises dans la protection de l’environnement".
 
"Le mal est profond sur la nature, dévastation de l’environnement marin, pollution, mais surtout déforestation. L’on assiste aujourd’hui à un véritable désastre sur nos forêts. Surtout dans la partie centre, est et sud du pays", a-t-soutenu.
 
Il a rappelé que le Sénégal avait procédé récemment à la révision de sa politique de défense, avec l’implication des forces armées dans la lutte contre des périls tels que "les profondes agressions sur l’environnement". 
 
"Un environnement sain est devenu un droit pour les citoyens sénégalais en vertu de la nouvelle Constitution. J’invite les forces armées, de concert avec les forces paramilitaires, l’administration territoriale (…) à participer activement à la protection de l’environnement dont la dégradation porte préjudice à la santé, et met en péril notre sécurité", a indiqué Macky Sall.
 
Avec l’implication de l’armée nationale et des forces paramilitaires, "depuis le conseil des ministres de Sédhiou en 2015, des résultats remarquables sont notés dans la lutte contre le trafic de bois", a-t-il relevé.
 
Selon Macky Sall, des milliers de tonnes de bois, une vingtaine de camions et du matériel de coupe dont des tronçonneuses, une trentaine de pirogues, plus de mille charrettes utilisés pour ce trafic ont été saisis.
 
L’écologiste sénégalais et ancien ministre de l’Environnement Aly Haïdar a soutenu récemment que e trafic du bois en Casamance était "en nette diminution".
 
M. Haïdar, par ailleurs directeur de l’association Océanium, spécialisée dans la protection de l’environnement et la promotion de l’écotourisme, avait été le premier à sonner l’alerte, en mai dernier, sur la coupe abusive de bois et son trafic vers la Gambie à partir du territoire sénégalais. 
 
Il avait affirmé au cours d’une conférence de presse, que le Sénégal avait perdu "plus d’un million d’arbres depuis 2010’’ à cause de ce trafic vers la Gambie qui aurait bénéficié "140 milliards de francs CFA".
 
Il a salué "la présence fréquente" des ministres des Forces armées, de l’Intérieur et de l’Environnement dans les régions de Ziguinchor, Kolda et Sédhiou, dans le cadre de la lutte contre ce phénomène.
 
BHC/BK

Un ciel chargé de nuages denses entraînera des pluies intermittentes faibles sur la moitié nord du territoire, selon l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM).


Des pluies intermittentes faibles sur la moitié nord (ANACIM)
Dans une prévision à très courte échéance valable de vendredi à 12h00 à samedi la même heure, l’agence signale qu’ailleurs sur les régions sud et centre, le ciel sera passagèrement nuageux.

Selon le bulletin reçu à l’APS, ‘’les températures seront en baisse au cours de la journée et la sensation de chaleur sera moins marquée sur le pays, notamment sur les localités nord et centre où les températures varieront entre 30 et 32°C’’.

Les visibilités resteront bonnes, tandis que les vents dominants, d’intensité faible à modérée, seront de secteur nord-est. 
OID/ASG

La dernière chronique de l'éditorialiste de SenePlus Momar Seyni Ndiaye intitulée "Perl a la cote !" a suscité beaucoup de réactions, notamment sur la toile. La preuve que l'état déplorable du littoral sénégalais est devenu une préoccupation de premier ordre pour les amoureux de la nature mais également les simples citoyens sensibilisés aux menaces et agressions que subit la porte d’entrée de l'Afrique, les côtes dakaroises. La plupart des commentaires sont une invite à aller au-delà des déclarations d'intention, un "appel à l'action". Morceaux choisis.

La plateforme pour l'environnement et la réappropriation du littoral (PERL) a une voix. Momar Seyni Ndiaye, éditorialiste de SenePlus. Depuis trois semaines, il tient une chronique hebdomadaire, "Je suis PERL", qui porte le combat de cette plateforme dédiée à la défense, la réhabilitation et la valorisation de la façade maritime sénégalaise, de Saint-Louis à Ziguinchor.

"Perl a la cote !" est l'intitulé de sa chronique. Momar y lance un "appel à l'action". Ils invitent les membres de la PERL ainsi que les citoyens soucieux du devenir du littoral de joindre l'acte concret à la parole dénonciatrice. À refuser de continuer de "recevoir (sans moufter) des coups de marteau" des "prédateurs du littoral". Il les poussent à "décroiser les bras et décrasser le cortex" pour la protection des côtes sénégalaises qu'Omar Diagne, chargé du plaidoyer de la PERL, assimile à "don de Dieu".

"Ne laissons pas Momar crier seul'" a lancé Moctar Bâ, le président de la PERL. Et plus que des cordes vocales puissantes, il faudra des tripes pour crier avec l'éditorialiste de SenePlus. Il faudra du courage pour continuer, acquiesce Babacar Ndiaye, ancien président de la BAD. Qui a réagi à la chronique de Momar en galvanisant les troupes à la manière de Wolé Soyinka qui appelait le tigre à "arrêter de clamer sa tigritude mais se jeter sur sa proie et la dévorer".

C'est dans "l'intérêt supérieur de la nation" de mener ce combat pour le littoral, souligne Pape Saboury Ndiaye, un autre membre de la PERL, en réaction à la chronique de Momar. Ce combat, suggère Chimère- autre réaction-, doit "susciter un débat télévisé appuyé par des vidéos montrant la situation actuelle parce que voir une seule fois vaut mieux qu'entendre mille fois".

Un appel auquel Alymana Bathily, un autre éditorialiste de SenePlus, répond par un retentissant : "je reste disponible". Repris en chœur, chacun à leur manière, par les membres et sympathisants de la PERL ainsi que les simples citoyens soucieux de la qualité de leur cadre de vie.

Tout ce beau monde, à travers les commentaires ayant suivi le papier de Momar, remercie le Président Léopold Senghor, qui a toujours défendu le littoral. Mais, surtout, il invite le président Macky Sall à rentrer dans l'histoire en favorisant "la restitution du littoral". Et pour pousser leur cri de cœur, les membres de la PERL ont repris Stromae, le chanteur belge auteur de "Papaoutai" (Papa tu es où ?). Ils disent, à l'endroit du chef de l'État : "Pr où Tè ?

SENEPLUS


Appel pour la restitution du littoral: MACKY OU T'ES?

Abou Seck, le maire de la commune de Bargny, a appelé lundi à des solutions durables face à l’avancée de la mer, soutenant que le règlement des urgences ne fait que replonger les populations dans les ‘‘mêmes drames’’.


’’C’est vrai qu’il y a des urgences à régler, mais il faut qu’on revienne à de vraies solutions, parce que chaque année on vit les mêmes drames (…)’’, a déclaré Abou Seck.


La houle a causé le week-end dernier des dégâts matériels importants à Bargny et dans d’autres localités du littoral dans le département de Rufisque.


A en croire Ndiol Diop, un habitant de Bargny, ‘‘depuis deux jours les pécheurs ne sont pas partis en mer. Les pirogues chavirent ou sont écrasées par les vagues’’.


A Bargny Nguedj, les victimes ont trouvé refuge chez les parents.


Pour le maire Abou Seck, la ‘‘vraie solution’’ pour mettre un terme à l’avancée de la mer et ses conséquences ‘‘réside dans le relogement des populations d’une part et la création d’une digue de protection, pour diminuer l’impact de l’avancée de la mer d’autre part’’.

’’Nous vivons chaque année les mêmes drames. Nous allons traiter l’urgence, mais il faut que nous nous lancions dans la recherche de vraies solutions. Je crois que l’Etat est disposé à y accompagner les collectivités locales. Il faut des programmes de relogement genre plan Jaxaay’’, a soutenu l’édile de Bargny.


Il est aussi revenu sur les dispositions prises par la mairie pour assister les victimes de la houle qui ont, entre autres, perdu leur habitat, leurs pirogues.


’’Notre devoir, c’était avec le préfet, de venir sur place avec l’ensemble des services du département de Rufisque pour s’enquérir de la situation. Nous pensons d’abord aux familles. Je signale qu’il n’y a pas eu de morts. En revanche, il y a des dégâts matériels très importants’’, a-t-il expliqué.



’’Depuis ce matin (lundi matin), nous sommes à la tâche. Nous sommes venus pour travailler et non pour visiter, puisqu’il fallait s’imprégner de la situation de façon effective. Et il y a de ce point de vue beaucoup de volets dont le secours et l’assistance aux victimes. Nos équipes aident les populations à aller se reloger ailleurs’’, a-t-il ajouté.
APS


BARGNY : LE MAIRE APPELLE À DES SOLUTIONS DURABLES FACE À L’AVANCÉE DE LA MER

Avec la bénédiction des autorités, la cimenterie Dangote use de la nappe souterraine pour satisfaire ses besoins en eau. Des rapports réalisés par des experts révèlent de graves menaces sur les ressources hydrauliques de cette localité et sur la santé des populations locales qui ont d’ailleurs porté plainte. Les germes d’un conflit sont réels.

Entre les villageois et la cimenterie Dangote, c’est un pacte de cohabitation rompu. La confiance laisse la place à la méfiance et à la confrontation. La tension a coulé de source depuis que l’usine a commencé à exploiter des forages sur autorisation de l’Etat du Sénégal, à travers une lettre datée du 26 novembre 2012, délivrée par le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement dirigé à l’époque par Oumar Guèye. Ce recours à la nappe déjà très sollicitée par la Sde pour refroidir sa centrale électrique de 30 mégawatts n’est pas du goût d’une frange de la population locale. Les conséquences d’une telle opération peuvent être dommageables sur l’environnement et notamment sur les ressources hydrauliques. Les dangers encourus par l’écosystème local ont été mis en lumière par Dr Cheikh Hamidou Kane, expert hydrogéologue, enseignant-chercheur à l’Ufr Sciences de l’ingénierie de l’Université de Thiès.
Dans son rapport intitulé Analyse critique des impacts quantitatifs et qualitatifs des prélèvements en eau de la nouvelle cimenterie de Pout sur les ressources en eaux souterraines, l’expert révèle que «pour sa production d’eau, la cimenterie de Pout et les carrières connexes de Tchicky et Pout Est exploitent actuellement 5 forages (sur 6 autorisés) qui se répartissent comme suit : 3 forages pour la centrale à charbon de l’usine, 1 forage dans la concession minière de Pout Est, 1 forage dans la carrière à Tchicky».
Dans le document, il est précisé que «tous ces ouvrages réalisés ont obtenu au préalable l’autorisation du ministère en charge de l’Hydraulique qui permet à l’exploitant de solliciter les forages à un débit ne dépassant pas 80 m3/h». La seule obligation est que la cimenterie doit rendre compte de sa consommation annuelle.

Surexploitation, remontée de la nappe salée
Toutefois, M. Kane fait observer que «dans la zone de Pout, il existe plusieurs infrastructures dédiées à l’Approvisionnement en eau potable (Aep) de Dakar qui exploitent les deux nappes du Paléocène et du Maastrichtien. Il s’agit notamment des centres de captage de Pout Nord, Pout Sud et de Pout Kirène». La Sénégalaise des eaux (Sde) produit 76 024 m3/j dans cette zone.
Les agriculteurs exploitent également les eaux souterraines. Une surexploitation est constatée. Dans le rapport, il est relevé que «bon nombre d’études dans le secteur ont montré que l’alimentation de la nappe du Maastrichtien ne suffit plus à compenser les prélèvements par pompage et il en résulte une baisse progressive, d’années en années, du niveau piézométrique de base qui pourrait à long terme favoriser l’intrusion saline latérale». Pis, «les prélèvements de la cimenterie Dangote vont s’ajouter à ceux de la Sde qui, rien que pour la zone de Pout Nord, exploite neuf forages (…). Cette surexploitation des eaux souterraines risque de créer de la place aux eaux salées». En effet, l’hydrogéologue prévient que «les eaux du Maestrichtien supérieur sont douces et reposent sur les eaux salées à sursalées du Maestrichtien inférieur». Les inquiétudes de l’Association des ruraux et agriculteurs de Notto sont d’autant plus réelles que la consommation en eau de la cimenterie est énorme.
Dans un rapport intitulé Etude de la consommation en eau de la cimenterie de Dangote à Pout, réalisé par Emile Ngom, expert en énergie, les besoins en eau de l’usine ont été passés au peigne fin. La conclusion de l’expert en énergie est la suivante : «Avec une puissance fonctionnelle de 22 Mw (pour une puissance installée de 30 Mw) correspondant à la capacité actuelle de 1,5 millions de tonnes, la consommation d’eau de la cimenterie est estimée à 153m3/h, soit 130m3/h pour la centrale électrique et 23 m3/h pour la l’usine.»
Le document dit que «ces valeurs sont très proches de celles indiquées dans le tome 1 du rapport de l’évaluation environnementale des installations de la cimenterie de Dangote à 120m3/h pour la centrale électrique, 21,15 m3/h pour la cimenterie, complété par 7m3/h pour les autres usages ; soit un besoin total de 148,15 m3/h». Et durant la période de basses températures, «le débit d’eau d’appoint du refroidissement condenseur augmente à 190m3/h». Ainsi, la consommation totale passe à 217m3/h. Selon M. Ngom, «en pleine charge, la consommation de l’usine et de la centrale thermique de Dangote se situera, selon la saison, entre 150 et 200 m3/h environ, soit des besoins entre 3 600 et 4 800m3/jour. La consommation annuelle en eau est estimée à 1 million 277 mille 040 m3».

87% de hausse en cas de 3 millions de tonnes
La cimenterie envisage de produire trois millions de tonnes de ciment. Le prélèvement de ressources hydrauliques sur la nappe phréatique risque de connaître une hausse importante. «En cas de réalisation du doublement de capacité prévue (passage de 1,5 à 3 millions de tonnes avec extension de la puissance consommée de la centrale de 22 Mw à 44 Mw), la consommation annuelle en eau passera de 1 million 478 mille 520 à 2 million 755 mille 560 m3, soit une augmentation de d’environ 87%», souligne M. Ngom.
Le rapport recommande à la cimenterie Dangote d’améliorer le design de la centrale thermique en remplaçant l’aéroréfrigérant par un aérocondenseur. Cette modification supprimerait le plus gros consommateur d’eau de la cimenterie et préserverait une nappe phréatique déjà très déficitaire dans cette zone. Ce système existe au Sénégal. L’eau de mer est utilisée en lieu et place de la nappe souterraine. «Cette technologie de refroidissement demeure la plus adaptée à nos zones sahéliennes où la rareté des ressources en eau nécessite leur préservation», selon le rapport. Pour l’ingénieur environnementaliste Ibrahima Diaw, les préoccupations liées à l’eau se rapportent notamment au pompage, à l’eau de refroidissement, au traitement de l’eau, au traitement des eaux usées et à la pollution des sols. L’auteur de l’Analyse de conformité de la procédure et examen du rapport d’évaluation environnementale du projet de cimenterie de Dangote à Pout renseigne qu’il est fait état de «deux autorisations ministérielles pour deux forages de 80 m3/h datant du 30 avril 2008, puis de quatre forages de 80 m3/h maximum datant du 5 octobre 2012 (Annexe 1 du rapport)».

Le ministère de l’Hydraulique incriminé
Ces autorisations, mentionne M. Diaw, vont à l’encontre des éléments d’une étude de Gkw Consult de 2009. Celle-ci avait été commanditée par la direction de la Gestion et de la planification des ressources en eau et avait déjà préconisé «des mesures conservatoires», dont le refus pour la réalisation de tout nouveau forage dans les secteurs de Pout et Sébikhotane, la réduction significative des débits de pompage imposée à la Sde dans le secteur, entre autres. Il y avait déjà constaté une surexploitation de la nappe pour alimenter Dakar en eau. Cela montre la contradiction dans la démarche de l’Etat qui a autorisé la cimenterie Dangote à forer. Quant au système de refroidissement, l’expert s’appuie sur la description de l’installation des aéroréfrigérants pour apprendre que «l’on a affaire ici à un système de refroidissement en circuit ouvert». Par conséquent, «il y a bien contact entre l’eau de refroidissement et le milieu ambiant via l’air».

Risques d’une infection respiratoire
Son étude révèle que les risques de biocides n’ont pas été clairement mentionnés dans le rapport d’évaluation environnemental. Au-delà, détecte-t-il, la légionellose qui est une infection respiratoire provoquée par les bactéries vivant dans l’eau douce, appelées légionelles, risque de voir le jour dans la zone. «L’infection se fait en général par inhalation de l’aérosol (gouttelettes sorties en tête des tours aéroréfrigérantes). C’est une infection qui peut être mortelle.» Le document montre que «la seule approche technique pour maîtriser le risque de développement des légionelles dans ces systèmes s’appuie sur la mise en œuvre d’un suivi rigoureux et de procédures d’alerte en cas de franchissement de certains seuils». En étudiant l’évaluation faite de l’environnement de la localité d’implantation de l’usine, il est découvert que «ce risque n’a jamais été mentionné dans le rapport d’Eies (Etude d’impact environnemental et social) et les moyens de suivi et de contrôle de la qualité des eaux d’appoint de chaudière et du circuit de refroidissement ne sont pas explicités». Sa prise en compte demande un investissement supplémentaire.

LEQUotiDIEn


Rapports sur l’usine Dangote et la centrale à charbon : Explosif

Des études disponibles depuis 1988, ensuite réactualisées en 1998, évaluent à près de 11 milliards de francs CFA le coût des ouvrages destinés à protéger le trait de côte de l'île de Gorée, confronté à l'érosion et à l'avancée de la mer, a indiqué Me Augustin Senghor, l'édile de cette commune insulaire située à 3 km au large de Dakar.

"Des études ont été effectuées sur Gorée depuis une quinzaine d'années, appuyées par des correspondances adressées aux autorités sur le danger qui guette sur le littoral ouest qui est le plus exposé que sur celui de l'est où se situe l'école des filles Mariama Bâ", a révélé M. Senghor.

Il guidait mardi la délégation ministérielle, en visite pour s'enquérir de la situation de l'île frappée par une forte houle qui a provoqué vendredi des dégâts importants dans certains sites, comme la mosquée et certaines maisons.

Les études techniques et financières ont été chiffrées depuis plusieurs années et réactualisées. De 5 milliards, le coût de ces ouvrages est passé à 8 puis 11 milliards de francs CFA, a précisé le maire de Gorée. Selon lui, "plus on attend, plus les dégâts s'aggravent et les coûts montent".

D'après Me Augustin Senghor, il est donc temps que ''des mesures urgentes'' soient prises pour protéger Gorée et les autres sites de la Petite-Côte, qui se trouvent confrontés à l'érosion côtière et à l'avancée de la mer. Il estime qu'il est possible de s'atteler au développement de cette localité dont l'existence même se trouve menacée.

Inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO, l'île de Gorée mérite un traitement particulier à la hauteur de son statut pour qu'elle puisse être sauvée, dans une logique de solidarité internationale, a-t-il fait valoir.

"Il faut 11 milliards pour sauver Gorée. C'est cela l'enjeu", a déclaré son maire, rappelant que le Qatar était prête à injecter près de 10 millions de dollars dans la réalisation d'ouvrages de protection. Les contacts doivent être relancés pour que les financements promis soient définitivement acquis, a-t-il dit.

"Notre mosquée, un lieu de culte doublé d'un patrimoine historique, peut d'un jour à l'autre se retrouver au fond de la mer", a averti le maire, évoquant des "dégradations importantes", dont des maisons en ruine. "Le vœu que nous lançons est de voir prises en compte les études qui ont été faites sur l'île de Gorée", a-t-il insisté.

"Il faut mettre en place des digues d'endiguement tout autour de l'île avec des digues assez hautes pour protéger Gorée contre les marées qui montent, surtout les houles qui sont très fortes, a-t-il ajouté, expliquant que "l'île se trouve en plein océan Atlantique".


Erosion côtière : 11 milliards pour sauver Gorée selon Augustin Senghor

Le chef de l’État a déclaré que l’occupation anarchique du littoral sénégalais est une situation très préoccupante après une visite des lieux, des Mamelles à Fann sur la Corniche ouest de Dakar. Macky Sall soulignant que cette situation n’est pas survenue avec ce qu’on appelle aujourd’hui le mur de la honte.

’’L’occupation anarchique de la Corniche de Dakar est un vieux problème que nous constatons depuis plus de 30 ans. Ce mouvement s’est amplifié avec le temps créant un effet écran qui empêche les Dakarois d’avoir accès à la mer’’, a déclaré le président de la République.

Macky Sall, qui juge cet état de fait ‘’inacceptable’’, promet que des mesures seront prises à la suite d’un état des lieux qu’il souhaite exhaustif. Dans ce sens, un groupe de travail mixte composé de membres de mouvements citoyens et de représentants du gouvernement sera mis sur pied.

Mais d’emblée, le chef de l’État estime que les ‘’extensions’’ détenues par certains hôtels situés sur la Corniche, devront être revues. C’est ainsi que l’hôtel Terrou-Bi devra stopper, selon le Président, ses travaux d’extension qui empiètent sur la plage des enfants. Une façon, précise-t-il, d’arriver à concilier les exigences de développement du réceptif privé et le droit aux populations à profiter de l’espace public.

En outre, Macky Sall a annoncé le lancement d’un concours d’architecture. Lequel vise l’aménagement de la Corniche. ‘’Si la Corniche n’est pas aménagée nous ne serons pas a l’abri des occupations anarchiques, a justifié Macky Sall. Regardez comment la pointe de Fann a été défigurée, pour ceux qui la connaissaient avant.’’

Le Président est aussi revenu sur le cas des ambassades situées sur la Corniche. Il juge la question délicate. ‘’Nous discuterons avec les pays amis sur des schémas alternatifs qui seront faits soit ici même ou dans des sites qui sont déjà identifiés’’, a indiqué le chef de l’État. Qui ajoute : ‘’Pour le cas de l’ambassade de la Turquie, des mesures urgentes ont été prises pour arrêter les travaux en attendant de trouver une meilleure alternative.’’

Macky Sall, qui annonce la réactivation de la loi sur le littoral, a souligné que les agressions des côtes sénégalaises ne concernent pas que la Corniche et ne portent pas uniquement sur les constructions anarchiques. Le phénomène s’étend de Saint-Louis jusqu’en Casamance. L’extraction du sable marin et l’abattage des filaos constituent aussi d’autres formes d’agressions du littoral.

SENEPLUS


MACKY SALL AUX TROUSSES DES AGRESSEURS DU LITTORAL

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