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Environnement

La dernière chronique de l'éditorialiste de SenePlus Momar Seyni Ndiaye intitulée "Perl a la cote !" a suscité beaucoup de réactions, notamment sur la toile. La preuve que l'état déplorable du littoral sénégalais est devenu une préoccupation de premier ordre pour les amoureux de la nature mais également les simples citoyens sensibilisés aux menaces et agressions que subit la porte d’entrée de l'Afrique, les côtes dakaroises. La plupart des commentaires sont une invite à aller au-delà des déclarations d'intention, un "appel à l'action". Morceaux choisis.

La plateforme pour l'environnement et la réappropriation du littoral (PERL) a une voix. Momar Seyni Ndiaye, éditorialiste de SenePlus. Depuis trois semaines, il tient une chronique hebdomadaire, "Je suis PERL", qui porte le combat de cette plateforme dédiée à la défense, la réhabilitation et la valorisation de la façade maritime sénégalaise, de Saint-Louis à Ziguinchor.

"Perl a la cote !" est l'intitulé de sa chronique. Momar y lance un "appel à l'action". Ils invitent les membres de la PERL ainsi que les citoyens soucieux du devenir du littoral de joindre l'acte concret à la parole dénonciatrice. À refuser de continuer de "recevoir (sans moufter) des coups de marteau" des "prédateurs du littoral". Il les poussent à "décroiser les bras et décrasser le cortex" pour la protection des côtes sénégalaises qu'Omar Diagne, chargé du plaidoyer de la PERL, assimile à "don de Dieu".

"Ne laissons pas Momar crier seul'" a lancé Moctar Bâ, le président de la PERL. Et plus que des cordes vocales puissantes, il faudra des tripes pour crier avec l'éditorialiste de SenePlus. Il faudra du courage pour continuer, acquiesce Babacar Ndiaye, ancien président de la BAD. Qui a réagi à la chronique de Momar en galvanisant les troupes à la manière de Wolé Soyinka qui appelait le tigre à "arrêter de clamer sa tigritude mais se jeter sur sa proie et la dévorer".

C'est dans "l'intérêt supérieur de la nation" de mener ce combat pour le littoral, souligne Pape Saboury Ndiaye, un autre membre de la PERL, en réaction à la chronique de Momar. Ce combat, suggère Chimère- autre réaction-, doit "susciter un débat télévisé appuyé par des vidéos montrant la situation actuelle parce que voir une seule fois vaut mieux qu'entendre mille fois".

Un appel auquel Alymana Bathily, un autre éditorialiste de SenePlus, répond par un retentissant : "je reste disponible". Repris en chœur, chacun à leur manière, par les membres et sympathisants de la PERL ainsi que les simples citoyens soucieux de la qualité de leur cadre de vie.

Tout ce beau monde, à travers les commentaires ayant suivi le papier de Momar, remercie le Président Léopold Senghor, qui a toujours défendu le littoral. Mais, surtout, il invite le président Macky Sall à rentrer dans l'histoire en favorisant "la restitution du littoral". Et pour pousser leur cri de cœur, les membres de la PERL ont repris Stromae, le chanteur belge auteur de "Papaoutai" (Papa tu es où ?). Ils disent, à l'endroit du chef de l'État : "Pr où Tè ?

SENEPLUS


Appel pour la restitution du littoral: MACKY OU T'ES?

Abou Seck, le maire de la commune de Bargny, a appelé lundi à des solutions durables face à l’avancée de la mer, soutenant que le règlement des urgences ne fait que replonger les populations dans les ‘‘mêmes drames’’.


’’C’est vrai qu’il y a des urgences à régler, mais il faut qu’on revienne à de vraies solutions, parce que chaque année on vit les mêmes drames (…)’’, a déclaré Abou Seck.


La houle a causé le week-end dernier des dégâts matériels importants à Bargny et dans d’autres localités du littoral dans le département de Rufisque.


A en croire Ndiol Diop, un habitant de Bargny, ‘‘depuis deux jours les pécheurs ne sont pas partis en mer. Les pirogues chavirent ou sont écrasées par les vagues’’.


A Bargny Nguedj, les victimes ont trouvé refuge chez les parents.


Pour le maire Abou Seck, la ‘‘vraie solution’’ pour mettre un terme à l’avancée de la mer et ses conséquences ‘‘réside dans le relogement des populations d’une part et la création d’une digue de protection, pour diminuer l’impact de l’avancée de la mer d’autre part’’.

’’Nous vivons chaque année les mêmes drames. Nous allons traiter l’urgence, mais il faut que nous nous lancions dans la recherche de vraies solutions. Je crois que l’Etat est disposé à y accompagner les collectivités locales. Il faut des programmes de relogement genre plan Jaxaay’’, a soutenu l’édile de Bargny.


Il est aussi revenu sur les dispositions prises par la mairie pour assister les victimes de la houle qui ont, entre autres, perdu leur habitat, leurs pirogues.


’’Notre devoir, c’était avec le préfet, de venir sur place avec l’ensemble des services du département de Rufisque pour s’enquérir de la situation. Nous pensons d’abord aux familles. Je signale qu’il n’y a pas eu de morts. En revanche, il y a des dégâts matériels très importants’’, a-t-il expliqué.



’’Depuis ce matin (lundi matin), nous sommes à la tâche. Nous sommes venus pour travailler et non pour visiter, puisqu’il fallait s’imprégner de la situation de façon effective. Et il y a de ce point de vue beaucoup de volets dont le secours et l’assistance aux victimes. Nos équipes aident les populations à aller se reloger ailleurs’’, a-t-il ajouté.
APS


BARGNY : LE MAIRE APPELLE À DES SOLUTIONS DURABLES FACE À L’AVANCÉE DE LA MER

Avec la bénédiction des autorités, la cimenterie Dangote use de la nappe souterraine pour satisfaire ses besoins en eau. Des rapports réalisés par des experts révèlent de graves menaces sur les ressources hydrauliques de cette localité et sur la santé des populations locales qui ont d’ailleurs porté plainte. Les germes d’un conflit sont réels.

Entre les villageois et la cimenterie Dangote, c’est un pacte de cohabitation rompu. La confiance laisse la place à la méfiance et à la confrontation. La tension a coulé de source depuis que l’usine a commencé à exploiter des forages sur autorisation de l’Etat du Sénégal, à travers une lettre datée du 26 novembre 2012, délivrée par le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement dirigé à l’époque par Oumar Guèye. Ce recours à la nappe déjà très sollicitée par la Sde pour refroidir sa centrale électrique de 30 mégawatts n’est pas du goût d’une frange de la population locale. Les conséquences d’une telle opération peuvent être dommageables sur l’environnement et notamment sur les ressources hydrauliques. Les dangers encourus par l’écosystème local ont été mis en lumière par Dr Cheikh Hamidou Kane, expert hydrogéologue, enseignant-chercheur à l’Ufr Sciences de l’ingénierie de l’Université de Thiès.
Dans son rapport intitulé Analyse critique des impacts quantitatifs et qualitatifs des prélèvements en eau de la nouvelle cimenterie de Pout sur les ressources en eaux souterraines, l’expert révèle que «pour sa production d’eau, la cimenterie de Pout et les carrières connexes de Tchicky et Pout Est exploitent actuellement 5 forages (sur 6 autorisés) qui se répartissent comme suit : 3 forages pour la centrale à charbon de l’usine, 1 forage dans la concession minière de Pout Est, 1 forage dans la carrière à Tchicky».
Dans le document, il est précisé que «tous ces ouvrages réalisés ont obtenu au préalable l’autorisation du ministère en charge de l’Hydraulique qui permet à l’exploitant de solliciter les forages à un débit ne dépassant pas 80 m3/h». La seule obligation est que la cimenterie doit rendre compte de sa consommation annuelle.

Surexploitation, remontée de la nappe salée
Toutefois, M. Kane fait observer que «dans la zone de Pout, il existe plusieurs infrastructures dédiées à l’Approvisionnement en eau potable (Aep) de Dakar qui exploitent les deux nappes du Paléocène et du Maastrichtien. Il s’agit notamment des centres de captage de Pout Nord, Pout Sud et de Pout Kirène». La Sénégalaise des eaux (Sde) produit 76 024 m3/j dans cette zone.
Les agriculteurs exploitent également les eaux souterraines. Une surexploitation est constatée. Dans le rapport, il est relevé que «bon nombre d’études dans le secteur ont montré que l’alimentation de la nappe du Maastrichtien ne suffit plus à compenser les prélèvements par pompage et il en résulte une baisse progressive, d’années en années, du niveau piézométrique de base qui pourrait à long terme favoriser l’intrusion saline latérale». Pis, «les prélèvements de la cimenterie Dangote vont s’ajouter à ceux de la Sde qui, rien que pour la zone de Pout Nord, exploite neuf forages (…). Cette surexploitation des eaux souterraines risque de créer de la place aux eaux salées». En effet, l’hydrogéologue prévient que «les eaux du Maestrichtien supérieur sont douces et reposent sur les eaux salées à sursalées du Maestrichtien inférieur». Les inquiétudes de l’Association des ruraux et agriculteurs de Notto sont d’autant plus réelles que la consommation en eau de la cimenterie est énorme.
Dans un rapport intitulé Etude de la consommation en eau de la cimenterie de Dangote à Pout, réalisé par Emile Ngom, expert en énergie, les besoins en eau de l’usine ont été passés au peigne fin. La conclusion de l’expert en énergie est la suivante : «Avec une puissance fonctionnelle de 22 Mw (pour une puissance installée de 30 Mw) correspondant à la capacité actuelle de 1,5 millions de tonnes, la consommation d’eau de la cimenterie est estimée à 153m3/h, soit 130m3/h pour la centrale électrique et 23 m3/h pour la l’usine.»
Le document dit que «ces valeurs sont très proches de celles indiquées dans le tome 1 du rapport de l’évaluation environnementale des installations de la cimenterie de Dangote à 120m3/h pour la centrale électrique, 21,15 m3/h pour la cimenterie, complété par 7m3/h pour les autres usages ; soit un besoin total de 148,15 m3/h». Et durant la période de basses températures, «le débit d’eau d’appoint du refroidissement condenseur augmente à 190m3/h». Ainsi, la consommation totale passe à 217m3/h. Selon M. Ngom, «en pleine charge, la consommation de l’usine et de la centrale thermique de Dangote se situera, selon la saison, entre 150 et 200 m3/h environ, soit des besoins entre 3 600 et 4 800m3/jour. La consommation annuelle en eau est estimée à 1 million 277 mille 040 m3».

87% de hausse en cas de 3 millions de tonnes
La cimenterie envisage de produire trois millions de tonnes de ciment. Le prélèvement de ressources hydrauliques sur la nappe phréatique risque de connaître une hausse importante. «En cas de réalisation du doublement de capacité prévue (passage de 1,5 à 3 millions de tonnes avec extension de la puissance consommée de la centrale de 22 Mw à 44 Mw), la consommation annuelle en eau passera de 1 million 478 mille 520 à 2 million 755 mille 560 m3, soit une augmentation de d’environ 87%», souligne M. Ngom.
Le rapport recommande à la cimenterie Dangote d’améliorer le design de la centrale thermique en remplaçant l’aéroréfrigérant par un aérocondenseur. Cette modification supprimerait le plus gros consommateur d’eau de la cimenterie et préserverait une nappe phréatique déjà très déficitaire dans cette zone. Ce système existe au Sénégal. L’eau de mer est utilisée en lieu et place de la nappe souterraine. «Cette technologie de refroidissement demeure la plus adaptée à nos zones sahéliennes où la rareté des ressources en eau nécessite leur préservation», selon le rapport. Pour l’ingénieur environnementaliste Ibrahima Diaw, les préoccupations liées à l’eau se rapportent notamment au pompage, à l’eau de refroidissement, au traitement de l’eau, au traitement des eaux usées et à la pollution des sols. L’auteur de l’Analyse de conformité de la procédure et examen du rapport d’évaluation environnementale du projet de cimenterie de Dangote à Pout renseigne qu’il est fait état de «deux autorisations ministérielles pour deux forages de 80 m3/h datant du 30 avril 2008, puis de quatre forages de 80 m3/h maximum datant du 5 octobre 2012 (Annexe 1 du rapport)».

Le ministère de l’Hydraulique incriminé
Ces autorisations, mentionne M. Diaw, vont à l’encontre des éléments d’une étude de Gkw Consult de 2009. Celle-ci avait été commanditée par la direction de la Gestion et de la planification des ressources en eau et avait déjà préconisé «des mesures conservatoires», dont le refus pour la réalisation de tout nouveau forage dans les secteurs de Pout et Sébikhotane, la réduction significative des débits de pompage imposée à la Sde dans le secteur, entre autres. Il y avait déjà constaté une surexploitation de la nappe pour alimenter Dakar en eau. Cela montre la contradiction dans la démarche de l’Etat qui a autorisé la cimenterie Dangote à forer. Quant au système de refroidissement, l’expert s’appuie sur la description de l’installation des aéroréfrigérants pour apprendre que «l’on a affaire ici à un système de refroidissement en circuit ouvert». Par conséquent, «il y a bien contact entre l’eau de refroidissement et le milieu ambiant via l’air».

Risques d’une infection respiratoire
Son étude révèle que les risques de biocides n’ont pas été clairement mentionnés dans le rapport d’évaluation environnemental. Au-delà, détecte-t-il, la légionellose qui est une infection respiratoire provoquée par les bactéries vivant dans l’eau douce, appelées légionelles, risque de voir le jour dans la zone. «L’infection se fait en général par inhalation de l’aérosol (gouttelettes sorties en tête des tours aéroréfrigérantes). C’est une infection qui peut être mortelle.» Le document montre que «la seule approche technique pour maîtriser le risque de développement des légionelles dans ces systèmes s’appuie sur la mise en œuvre d’un suivi rigoureux et de procédures d’alerte en cas de franchissement de certains seuils». En étudiant l’évaluation faite de l’environnement de la localité d’implantation de l’usine, il est découvert que «ce risque n’a jamais été mentionné dans le rapport d’Eies (Etude d’impact environnemental et social) et les moyens de suivi et de contrôle de la qualité des eaux d’appoint de chaudière et du circuit de refroidissement ne sont pas explicités». Sa prise en compte demande un investissement supplémentaire.

LEQUotiDIEn


Rapports sur l’usine Dangote et la centrale à charbon : Explosif

Des études disponibles depuis 1988, ensuite réactualisées en 1998, évaluent à près de 11 milliards de francs CFA le coût des ouvrages destinés à protéger le trait de côte de l'île de Gorée, confronté à l'érosion et à l'avancée de la mer, a indiqué Me Augustin Senghor, l'édile de cette commune insulaire située à 3 km au large de Dakar.

"Des études ont été effectuées sur Gorée depuis une quinzaine d'années, appuyées par des correspondances adressées aux autorités sur le danger qui guette sur le littoral ouest qui est le plus exposé que sur celui de l'est où se situe l'école des filles Mariama Bâ", a révélé M. Senghor.

Il guidait mardi la délégation ministérielle, en visite pour s'enquérir de la situation de l'île frappée par une forte houle qui a provoqué vendredi des dégâts importants dans certains sites, comme la mosquée et certaines maisons.

Les études techniques et financières ont été chiffrées depuis plusieurs années et réactualisées. De 5 milliards, le coût de ces ouvrages est passé à 8 puis 11 milliards de francs CFA, a précisé le maire de Gorée. Selon lui, "plus on attend, plus les dégâts s'aggravent et les coûts montent".

D'après Me Augustin Senghor, il est donc temps que ''des mesures urgentes'' soient prises pour protéger Gorée et les autres sites de la Petite-Côte, qui se trouvent confrontés à l'érosion côtière et à l'avancée de la mer. Il estime qu'il est possible de s'atteler au développement de cette localité dont l'existence même se trouve menacée.

Inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO, l'île de Gorée mérite un traitement particulier à la hauteur de son statut pour qu'elle puisse être sauvée, dans une logique de solidarité internationale, a-t-il fait valoir.

"Il faut 11 milliards pour sauver Gorée. C'est cela l'enjeu", a déclaré son maire, rappelant que le Qatar était prête à injecter près de 10 millions de dollars dans la réalisation d'ouvrages de protection. Les contacts doivent être relancés pour que les financements promis soient définitivement acquis, a-t-il dit.

"Notre mosquée, un lieu de culte doublé d'un patrimoine historique, peut d'un jour à l'autre se retrouver au fond de la mer", a averti le maire, évoquant des "dégradations importantes", dont des maisons en ruine. "Le vœu que nous lançons est de voir prises en compte les études qui ont été faites sur l'île de Gorée", a-t-il insisté.

"Il faut mettre en place des digues d'endiguement tout autour de l'île avec des digues assez hautes pour protéger Gorée contre les marées qui montent, surtout les houles qui sont très fortes, a-t-il ajouté, expliquant que "l'île se trouve en plein océan Atlantique".


Erosion côtière : 11 milliards pour sauver Gorée selon Augustin Senghor

Le chef de l’État a déclaré que l’occupation anarchique du littoral sénégalais est une situation très préoccupante après une visite des lieux, des Mamelles à Fann sur la Corniche ouest de Dakar. Macky Sall soulignant que cette situation n’est pas survenue avec ce qu’on appelle aujourd’hui le mur de la honte.

’’L’occupation anarchique de la Corniche de Dakar est un vieux problème que nous constatons depuis plus de 30 ans. Ce mouvement s’est amplifié avec le temps créant un effet écran qui empêche les Dakarois d’avoir accès à la mer’’, a déclaré le président de la République.

Macky Sall, qui juge cet état de fait ‘’inacceptable’’, promet que des mesures seront prises à la suite d’un état des lieux qu’il souhaite exhaustif. Dans ce sens, un groupe de travail mixte composé de membres de mouvements citoyens et de représentants du gouvernement sera mis sur pied.

Mais d’emblée, le chef de l’État estime que les ‘’extensions’’ détenues par certains hôtels situés sur la Corniche, devront être revues. C’est ainsi que l’hôtel Terrou-Bi devra stopper, selon le Président, ses travaux d’extension qui empiètent sur la plage des enfants. Une façon, précise-t-il, d’arriver à concilier les exigences de développement du réceptif privé et le droit aux populations à profiter de l’espace public.

En outre, Macky Sall a annoncé le lancement d’un concours d’architecture. Lequel vise l’aménagement de la Corniche. ‘’Si la Corniche n’est pas aménagée nous ne serons pas a l’abri des occupations anarchiques, a justifié Macky Sall. Regardez comment la pointe de Fann a été défigurée, pour ceux qui la connaissaient avant.’’

Le Président est aussi revenu sur le cas des ambassades situées sur la Corniche. Il juge la question délicate. ‘’Nous discuterons avec les pays amis sur des schémas alternatifs qui seront faits soit ici même ou dans des sites qui sont déjà identifiés’’, a indiqué le chef de l’État. Qui ajoute : ‘’Pour le cas de l’ambassade de la Turquie, des mesures urgentes ont été prises pour arrêter les travaux en attendant de trouver une meilleure alternative.’’

Macky Sall, qui annonce la réactivation de la loi sur le littoral, a souligné que les agressions des côtes sénégalaises ne concernent pas que la Corniche et ne portent pas uniquement sur les constructions anarchiques. Le phénomène s’étend de Saint-Louis jusqu’en Casamance. L’extraction du sable marin et l’abattage des filaos constituent aussi d’autres formes d’agressions du littoral.

SENEPLUS


MACKY SALL AUX TROUSSES DES AGRESSEURS DU LITTORAL

Pêche : Un accord de 5 ans signé entre l' UE et le Sénégal autorise 38 navires à pêcher dans les eaux sénégalaises
Le Sénégal et l’Union Européenne (UE) sont enfin parvenus à un nouvel accord de pêche, huit ans après l’expiration du dernier accord qui liait les deux parties en matière de pêche, annonce un communiqué transmis lundi à la presse, à Bruxelles.


Il aura donc fallu attendre trois sessions de négociations pour aboutir au nouvel accord qui aura une durée de 5 ans. 


D’après les termes de l’accord, 38 navires de l’Union Européenne seront autorisés à opérer dans les eaux territoriales du Sénégal contre paiement par l’UE d’une contrepartie financière s’élevant à  8,69 millions d’euros, s’étalant sur 5 ans.

Vidéo: Les 10 animaux qui risquent de complètement disparaître de la planète dans les 10 prochaines années.
 
Ils ne sont plus que quelques-unes des plus incroyables créatures sur Terre, mais puisqu’ils sont si rares ces 10 animaux pourraient disparaître dans les 10 prochaines années. car dans certains pays ils ne sont pas protégés. Regardez

La "presque jumelle" de la Terre, la planète Kepler 186f, abrite peut-être la vie. Mais aller vérifier sur place va demander une certaine patience. Voici pourquoi.
La découverte d'une planète de la taille de la Terre et située en zone habitable autour de son soleil, cela fait rêver. Vous rêvez d'y faire un tour, de refaire votre vie là-bas ? Réfléchissez à deux fois.

Pour être certain que Kepler 186f peut héberger la vie et même pouvoir s'y installer, il faudrait en effet aller vérifier sur place. Mais voilà, ça risque de ne pas être simple.

La planète est en effet située à quelques 500 années-lumière, ce qui est une distance colossale lorsqu'on sait qu'une année-lumière équivaut à pratiquement 9.460 milliards de kilomètres. Pour donner quelques exemples :

La sonde Voyager 1, seul engin humain qui ait quitté les limites de notre système solaire, a atteint la vitesse maximale de 62 136 kilomètres/heure. A cette vitesse, il lui faudrait encore... 8,69 millions d'années pour arriver jusqu'à Kepler 186f.
L'engin le plus rapide que nous ayons envoyé dans l'espace à ce jour est le satellite Helios 2. Il est propulsé à environ 253 000 kilomètres à l'heure. Il ne lui faudrait donc seulement que 2,13 millions d'années et des poussières pour rejoindre Kepler. Ce qui laisse le temps de revoir plusieurs fois la saga Star Trek.
Le satellite Solar Probe Plus, prévu pour un lancement en 2018, va battre des records de vitesse : 720 000 km/h. Même ce petit bijou devrait attendre 750 000 ans avant d'atteindre sa destination.
Bien sûr, on peut anticiper sur des progrès technologiques. Les voiles solaires, les moteurs ioniques... Il paraît plausible que l'on arrive dans les prochaines décennies à trouver des modes de propulsion qui atteignent, voire dépassent légèrement le dixième de la vitesse de la lumière.

Un tel engin devrait tout de même patienter 5.000 ans avant de voir Kepler 186f de près.

Comme le signalait hier Fred Dassert, un lecteur du NouvelObs.com dans les commentaires de notre article, même si les ingénieurs parvenaient à propulser une sonde à "seulement" 1% de la vitesse de la lumière, il faudrait bien... 50.000 ans pour atteindre Kepler 186f. Une éternité.

Le plus rapide serait encore d'envoyer un message, qui pourrait, lui, atteindre la vitesse de la lumière.

S'il y avait quelqu'un sur la planète pour répondre à ce message, il faudrait quand même patienter mille ans pour envoyer et recevoir un petit "coucou", le temps que le signal puisse effectuer l'aller et retour.

Voyager plus vite que la lumière ? Il existe déjà des pistes...

Pour les planètes lointaines, l'espoir c'est donc d'inventer des technologies qui permettraient de voyager plus vite que la lumière. Si celle-ci est considérée comme une limite infranchissable, il y aurait cependant des moyens, pour l'instant tout théoriques, de contourner l'obstacle.

C'est le cas notamment du moteur d'Alcubierre, sur lequel la Nasa se penche très sérieusement... sans que l'on sache encore vraiment si l'impossible est réalisable.
NOUVELOBSERVATEUR


Tout lâcher pour partir vivre sur la planète Kepler ? Ça va vous prendre du temps

L’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Sénégal, Lewis Lukens, a dit jeudi à Yoff (Dakar) qu'il était "consterné" par la contamination des eaux de la mer par "une grosse usine de produits chimiques", à hauteur de Mboro, dans le département de Tivaoune (Ouest).

"Courir le long de la côte m’a permis de voir des paysages merveilleux. Mais j’ai également vu des ordures, beaucoup d’ordures. J’ai été notamment consterné de voir et de sentir, au sud de Mboro, les eaux usées contaminées par des produits chimiques qui sont rejetées directement dans l’océan par une grosse usine de produits chimiques", a-t-il souligné dans un communiqué reçu à l’APS.

Lewis Lukens est arrivé à la plage de Yoff (Dakar), jeudi matin, après un marathon de 115 kilomètres entamé le 2 mars à Lompoul-sur-Mer (département de Kébémer), en vue de sensibiliser sur l’environnement.

Le diplomate a dit avoir fait cette course entre Lompoul et Yoff, "afin de voir davantage de ce pays où il a eu tant de plaisir de vivre, aussi bien lorsqu’il était enfant qu’aujourd’hui, en tant qu’ambassadeur des Etats-Unis", mentionne le communiqué.

"Pendant tout le parcours, l’ambassadeur a mené, à travers les villages traversés, des activités de nettoyage avec les populations locales, et de sensibilisation sur l’environnement", rapporte la même source.

Le slogan de la course est ''+Teemeeri jeego, di setal, ngir maasu ëlëk yi+, en wolof, ou 100 pas pour un environnement sain, au profit des générations futures+", souligne le communiqué.

Le communiqué explique qu’à travers ce périple, "l’ambassadeur a sensibilisé sur les conséquences de l’activité humaine sur la biodiversité, sur notre environnement, et la responsabilité de chacun pour sa sauvegarde".

"Si tous ces efforts se poursuivent, et si un plus grand nombre de citoyens du Sénégal se joignent à vous, le tourisme pourra progresser et jouer un rôle encore plus important dans l’économie du Sénégal qu’il ne le fait actuellement'', a-t-il ajouté, en s’adressant aux populations de Yoff. Ces dernières ont profité de cette occasion pour nettoyer leur plage.

''Et plus important encore, le magnifique environnement de votre pays sera préservé pour les générations futures", a-t-il souligné.

Outre sa sensibilité pour les questions environnementales, l’ambassadeur Lukens "est un grand adepte de la course à pied. Il a participé à plusieurs courses, notamment le semi-marathon de Dakar et le marathon de Paris", indique le communiqué

APS


Ambassade des USA: Lewis Lukens "consterné" par la pollution des eaux à Mboro

Le ministre de l’Elevage Aminata Mbengue Ndiaye a affirmé, mardi à Saint-Louis, que les résultats actuels obtenus par ce secteur d’activité économique, notamment dans la vaccination du bétail, sont en-deçà des attentes pour un pays comme le Sénégal qui veut atteindre l'émergence.

‘’Nous ne pouvons prétendre à l’émergence dont l’élevage et l’agriculture constituent des piliers et avoir les statistiques que nous avons actuellement’’, a dit Mme Ndiaye, ouvrant officiellement un atelier zonal de deux jours sur l'avant-projet de code pastoral et la lutte contre le vol de bétails.

Elle a notamment évoqué les résultats obtenus dans la vaccination des petits ruminants qui est de 25 pour cent, alors qu’il en faut 85 ainsi que le faible résultat obtenu dans la vaccination contre la maladie du Newcastle.

''Le Sénégal ne peut pas prétendre à une telle ambition et dépendre en moutons de Tabaski des pays limitrophes'', a dit le ministre, appelant les acteurs de ce secteur à ‘’des ruptures pour atteindre cet objectif’’.

Aminata Mbengue Ndiaye a expliqué son déplacement sur Saint-Louis par un souci de partager avec ‘’les autorités administratives et les éleveurs les programmes en gestation’’.

''Il s’agit notamment du code pastoral en discussion depuis deux ans et pour lequel il fallait, selon Mme Ndiaye, avoir le feedback du cabinet qui avait gagné le marché''.

Elle a émis le souhait que chaque sou qui sort de son département soit lié à un objectif à atteindre et a évoqué également le vol de bétail.

La décision d’alourdir les sanctions contre les voleurs, receleurs et pisteurs a été avancée. Mais cela passe d’abord par l’identification du cheptel, pour le ministre de l'Elevage.

Aminata Mbengue Ndiaye a promis de rencontrer la semaine prochaine le directeur de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) pour voir comment prendre mieux compte cet aspect du recensement et continuer les programmes.
aps


Saint-Louis : Aminata Mbengue Ndiaye déplore le faible taux de vaccination du bétail

Macky Sall sur la transaction foncière en Afrique : «Notre continent risque de vendre ses terres à d’autres pays plus riches»
« Notre continent risque de vendre ses terres à d’autres pays plus riches et à des multinationales qui vont y développer l’agriculture » : ces propos sont du président de la République Macky Sall, par ailleurs président du Nepad, de retour du sommet du G8 qui s'est tenu en Irlande. Le chef de l'Etat qui a donné une communication sur la transaction foncière, s’est fait le porte-voix de tout un continent : « La terre doit être équitablement partagée (…) les terres doivent servir au développement », a préconisé, dans les colonnes du quotidien Le Soleil, le président Sall qui s’est félicité de compter dans sa délégation le président de la Commission nationale de Réforme foncière, Me Doudou Ndoye.

seneweb

SENXIBAR- En raison d’une ‘’houle dangereuse’’ de secteur nord-ouest annoncée ce jeudi à partir de 12 heures, les services de la météorologie nationale invitent pêcheurs et usagers de la mer à faire preuve de ‘’prudence’’ et de ‘’vigilance’’ dans la conduite de leurs activités. Dans un communiqué transmis à l'APS, la météo alerte que "D’une hauteur de 2,5 à 3 mètres sur la Grande-Côte, la Petite-Côte, les Iles du Saloum et la Casamance, cette houle va continuer à déferler jusqu’à samedi à 18h".
‘’La houle sera associée à des vents qui souffleront de secteur nord nord ouest sur la Grande-Côte tournant sud-ouest sur la Petite-Côte, les Iles du Saloum et la Casamance avec une intensité de (35 à 50 km/h)’’, précise ce document.


METEOROLOGIE-ALERTE: Une "houle dangereuse" annoncée à partir de ce jeudi sur l’axe nord-ouest

Les écologistes attendent de Macky Sall "une gestion responsable" des ressources

 L’écologiste sénégalais Haïdar El Ali a déclaré, jeudi à Dakar, qu’il attendait du président élu Macky Sall, une "gestion responsable et durable" des ressources naturelles du pays pour un développement durable au profit de la population.

 

‘’Nous demandons au président Macky Sall une gestion responsable et durable des ressources naturelles, minières, fauniques, forestières et halieutiques du pays’’, a-t-il déclaré à l’APS.

L’écologiste s’exprimait en marge de l’ouverture du Congrès mondial des écologistes ou Global Green.

‘’Aujourd’hui, nous avons un nouveau président et nous sommes confiants qu’avec sa nouvelle équipe gouvernementale, nous allons vers le développement durable de notre pays, qui profitera aux populations’’, a-t-il estimé.

Selon lui, ‘’aucun gouvernement, aucun homme politique démocrate, soucieux de l’avenir de son pays, ne peut ignorer de se préoccuper de l’environnement’’. ‘’Macky Sall, comme les autres candidats au premier tour, sont tous soucieux de leur pays’’, a-t-il soutenu.

Présent à cette rencontre, Ousmane Tanor Dieng, Secrétaire général du Parti socialiste et ancien candidat à la présidentielle, a estimé que le congrès des écologistes est ‘’un clin d’œil au président nouvellement élu’’.

‘’Le président Macky Sall entendra certainement le message des écologistes réunis ici aujourd’hui’’, a-t-il affirmé. M. Dieng a rappelé aussi les relations qui les socialistes aux écologistes. Haïdar El Ali avait soutenu sa candidature au premier tour.

Le troisième Congrès mondial des écologistes ou Global Green, l’équivalent de l’Internationale socialiste, se tient pour la première fois en Afrique après Canberra (Australie) en 2001 et Sao Paolo (Brésil) en 2008.

La rencontre de Dakar a pour objectif ‘’d’écrire la nouvelle charte mondiale des écologistes’’ qui réunit l’ensemble des préoccupations écologiques au niveau planétaire. Il s’agira aussi de parler d’une seule voix pour Rio 20.

Le maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, le candidat recalé Ibrahima Fall et d’autres leaders sénégalais comme Amath Dansoko et Penda Mbow étaient aussi présents à la cérémonie d’ouverture.
(APS)


‘’Une grande opération de désherbage, de désensablement, de balayage des rues et d’éradication des dépôts sauvages’’ sera initiée et présidée, ce lundi 20 février 2012, par Mme Awa Ndiaye, Ministre de la Culture du Genre et du cadre.
Selon un communiqué transmis aux organes de presse, cette manœuvre ‘’va mobiliser des jeunes, des femmes, des Partenaires au développement’’, ’’pour rendre propre la ville de Saint-Louis.


Journée d'investissement humain: Awa Ndiaye lance Saint-louis, ville propre

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