Echos du tribunal

Troubles à l'ordre public : Toussaint Manga et Cie renvoyés en jugement par le Doyen des juges


Mardi 29 Septembre 2015

Le patron de l’Union des jeunesses travaillistes libérales (Ujtl), Toussaint Manga, et 7 autres libéraux ont été renvoyés devant le tribunal correctionnel de Dakar pour être jugés. Le Doyen des juges, Mahawa Sémou Diouf, vient, en effet, de rendre son ordonnance de renvoi. Cheikh Ibra Fall Biaye et Ousseynou Ngom, eux, ont obtenu un non-lieu. Toussaint Manga et cie attendent que leur dossier soit enrôlé pour faire face au juge.

Il y a quelques mois, le jeune libéral protestait contre la lenteur de leur dossier, menaçant même d’entamer une grève de la faim. « Le procureur peut me garder en prison aussi longtemps qu’il le souhaitera. J’ai la foi, le courage, l’endurance et le sens de l’honneur pour supporter toute sorte d’injustice. Mais de grâce qu’il libère les autres. J’ai des remords en voyant des pères de famille restés en prison de manière injuste, laissant leurs progénitures dans le désarroi. Le parquet a mis le coude sur notre dossier sur instruction de sa hiérarchie afin de les maintenir le plus longtemps possible en prison. Le délai de traitement de notre dossier comme prévu par la loi a expiré. Au lieu des 15 jours réglementaires, le parquet a gardé notre dossier pendant 3 mois. Devant cette injustice flagrante, j’entamerai une grève de la faim dès le début de la semaine jusqu’à ce que nous soyons rétablis dans nos droits. Ils n’ont qu’à nous juger pour éclairer la lanterne des Sénégalais. Macky n’avait pas besoin de toute cette gymnastique pour me mettre en prison en sacrifiant d’autres personnes. Que Macky arrête de m’envoyer des émissaires en prison, car je ne négocierai jamais ma libération. Je n’ai aucun compromis à faire pour être libre », pestait le jeune libéral.

Arrêtés en mars dernier, inculpés pour trouble à l’ordre public, destruction de biens appartenant à autrui et à l’État, violences et voies de fait, puis placés sous mandat de dépôt, ils vont être bientôt édifiés sur leur sort.

SENVIDEO



Abdoul Aziz Diop