Echos du tribunal

Procès Khalifa Sall : La Cour suprême bunkerisée


Jeudi 20 Décembre 2018

5 h 50, Cour suprême, jeudi 20 décembre. Un calme plat règne sur les lieux. A cette heure, seul le bruit des rares véhicules roulant à vive allure sur la Corniche assure l'ambiance.


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C'est ici où doit s'ouvrir, ce matin, le procès en cassation de Khalifa Ababacar Sall, dans l'affaire de la Caisse d'avance de la Ville de Dakar. 

Devant le portail de la Haute juridiction deux agents de sécurité, sous la fraîcheur intense du petit matin accentuée par la brise maritime, veillent au grain. De loin, l'on entrevoit derrière les grilles un autre gendarme dans la cour de l'institution mal éclairée, le téléphone scotché à l'oreille.

En face, à une dizaine de mètres, est garée une camionnette de la police, sous un grand arbre. 

Aujourd'hui, les stationnements sont interdits aux alentours de la Cour suprême. Les deux taxis trouvés sur place ont été sommés de quitter les lieux manu militari. Pour garer, il faut désormais prolonger vers Magic Land. L'ordre est donné par les agents de police. 

Vers 6 h 40, une première vague de sympathisants de Khalifa Sall débarque sur les lieux. Ce sont quatre dames, toutes venues de Grand-Yoff.

. "Nous sommes venues soutenir notre leader Khalifa Sall. Aujourd'hui, c'est un jour très spécial et décisif pour son avenir", lâche l’une d'entre elles, visiblement secouée par le froid.

Aucune prise de photo n'est permise, nous rappelle-t-on.

7 h 05, deux pickups remplis de policiers arrivent sur les lieux. Armés jusqu'aux dents, ces derniers ne perdent pas du temps. C'est le moment d'un court brefing au terme duquel, des barrières sont vite installées aux abords de la Corniche.

Quelques minutes après, cinq mini-cars de la gendarmerie débarquent à leur tour.

C'est à 7 h 50 que le premier président de la Cour, Mamadou Badio Camara, à bord d'un vehicule de type 4X4, sous escorte policière, a franchi la porte de l'institution.

Jusqu'au moment où ces lignes sont écrites (8 h 10), Khalifa Sall et ses coprévenus ne sont pas encore arrivés à la Cour suprême. Leurs soutiens, eux, attendent l'ouverture de la salle, visiblement avec impatience. 

D'après des informations reçues d'un gendarme, les portes seront ouvertes à partir de 9h.

Seneweb 


Bayou Touty