Sciences et Santé

MAGAL ET SANTE: Les cache-nez à la mode face à la poussière


Jeudi 12 Janvier 2012

Les vendeurs de cache-nez à la 117-ème édition du Magal se frottent actuellement les mains, tant la marchandise s’écoule comme de petits pains, la poussière ayant empli l’air avec la forte affluence notée cette année à Touba (198 Km, centre).


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Un peu partout, sur les charrettes, dans les véhicules, dans les rues et ruelles, les pèlerins ont semblé se donner la consigne. A défaut de faire usage d’un mouchoir ou d’un châle, l’utilisation du cache-nez est si fréquente qu’elle ne passe guère inaperçue. ‘’C’est un magasin situé au marché Occas (marché central de Touba) qui nous les vend. Moi, je parviens à écouler cinq à six paquets par jour’’, renseigne Makhaly Mbengue, un vendeur de cache-nez rencontré sur la Corniche. Selon lui, chaque paquet contient 50 unités vendues en raison de 100 francs CFA l’une. Le jeune homme, qui a commencé à écouler sa marchandise depuis mardi, a d’ailleurs ajouté que chaque année, il arrive une rupture du produit. Aussi, indique-t-il, ‘’il y a même des maisons qui achètent des paquets pour les hôtes’’. Du côté des pèlerins, la réponse est presque invariable, la poussière et le vent sont toujours convoqués pour justifier l’utilisation des cache-nez. ‘’On respire moins de poussière grâce au cache-nez. L’année dernière, j’avais piqué un rhume lors du Magal’’, confie un jeune homme rencontré dans les rues de Darou Marnane, un quartier de Touba. Un peu plus loin, sur l’autoroute menant à la grande mosquée, un autre pèlerin habillé en treillis et répondant au nom de Cheikh Hamidou Kane Diallo confie : ‘’J’ai pris l’habitude de porter un cache-nez pour me protéger de la poussière et des maladies qu’elle peut entraîner’’. D’ailleurs, M. Diallo déclare se retrouver souvent avec ‘’des ennuis respiratoires’’ après le Magal. Les masques trouvent aussi preneurs chez les policiers. ‘’J’en ai déjà usé trois. C’est efficace pour prévenir les maladies pulmonaires’’, commente un policier trouvé en pleine circulation au rond-point de Darou Marnane. ‘’L’année dernière, je sentais beaucoup de poussière dans mes poumons’’, se rappelle-t-il, arborant un masque offert, selon ses dires, par le Groupement national de sapeurs-pompiers (GNSP).
 (APS)


Abdoul Aziz Diop