International

Les pays de l’Uemoa freinent l’essor de la Brvm


Jeudi 17 Novembre 2016

La Brvm veut devenir un « marché émergent », se hisser à la hauteur des bourses de l’Afrique du Sud et de l’Égypte. Elle est sur la bonne voie. À preuve, informe son directeur général, Edoh Kossi Amenounvé, elle a été confirmée, lundi dernier, « marché frontière par le Msci, leader mondial de la recherche et de l’analyse sur les marchés financiers ». Elle devient ainsi le sixième membre du club aux côtés des bourses du Nigeria, du Maroc, du Kenya, de l’Île Maurice et de la Tunisie.


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Mais la Brvm peut mieux faire. Elle peut atteindre ses objectifs plus vite. Il suffit, notamment, que les pays membres de l’Uemoa mettent en application la directive 2010 relative à l’harmonisation de la fiscalité des valeurs mobilières au sein de l’Union. Sur les 8 États concernés, seul le Bénin applique cette directive.
« Du fait de la non transposition de cette directive par les États, nous continuons à être le marché le plus cher au monde, relève le Pdg de l’agence de notation Wara, Seydina Tandia. Ce qui freine énormément les investisseurs, alors que nous avons un potentiel qui, si nous améliorons notre offre, nous permettra de se positionner dans les meilleurs marchés d’Afrique et créer des points de croissance supplémentaires. »
 
(Source : Le Quotidien)

ABDOUL KADER Ba