Sciences et Santé

Infarctus : les secours sans tarder !


Mardi 11 Octobre 2011

Les deux tiers des victimes d'infarctus décèdent avant d'arriver à l'hôpital. Comment réduire ce chiffre ? En tardant moins pour appeler une ambulance.


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Comment reconnaître un infarctus ?

Un infarctus se signale par une sensation de douleur et d'oppression dans la poitrine qui dure plus de 20 minutes ou survient plus d'une fois en une heure. Quelques symptômes plus précis :

La douleur se manifeste à l'arrière du sternum.
 
Elle donne une impression d'écrasement ou de brûlure de poitrine.
 
La douleur peut irradier (ce n'est pas automatique) vers les épaules, le bras (gauche), la mâchoire, le cou.

Des nausées, un essoufflement et des sueurs froides sont aussi possible.
 
En présence de ces symptômes et de facteurs de risque d'infarctus (âge, surpoids, tabagisme, taux de graisses sanguines élevé, hypertension, diabète), il est capital d'appeler les secours sans se poser de questions. Or si nous n'appelons pas les secours rapidement, c'est souvent parce que nous ne reconnaissons pas ces symptômes. Nous les attribuons à une indigestion ou à une bronchite. Ne faites pas cette erreur !

Pourquoi faut-il prévenir les secours rapidement en cas d'infarctus ?

L'infarctus apparaît quand une partie du cœur ne reçoit plus de sang, et donc plus d'oxygène. Un phénomène qui survient lorsque l'une des artères qui l'irrigue est bouchée. Les cellules qui ne reçoivent plus de sang meurent très rapidement, en quelques minutes. C'est pourquoi l'infarctus peut dégénérer très rapidement : si trop de cellules meurent, le cœur s'arrête pour de bon. Une prise en charge rapide permet de rétablir la circulation du sang vers le cœur, et donc de sauvegarder sa fonction dans une large mesure. Mais pour cela, il faut une intervention vraiment rapide.

Comment traite-t-on un infarctus ?  
Si la prise en charge est faite rapidement, les médecins peuvent mettre en place plusieurs stratégies de traitement de l'infarctus : soit on administre à la personne un médicament qui va dissoudre le caillot de sang pour permettre au sang de circuler à nouveau, soit on libère l'artère de façon mécanique, avec un cathéter, un ballonnet ou un "stent" (petit ressort qui maintiendra l'artère ouverte). Le choix entre ces différentes méthodes dépendra du stade de l'infarctus, mais aussi de l'équipement de l'hôpital et de l'état de santé de la personne. 
 
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Abdoul Aziz Diop