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Afrique: Condamnation d'Al-Faqi Al-mahdi "une étape importante pour la réconciliation au Mali" (UNESCO)


Mardi 27 Septembre 2016

La peine de 9 ans de prison prononcée, mardi, par la Cour pénale internationale (CPI) à l’encontre de Ahmed Al-Faqi Al-Mahdi, reconnu coupable de crime de guerre pour sa responsabilité dans la destruction de neuf mausolées à Tombouctou, au Mali, en 2012, constitue "une étape importante pour le renforcement de la justice internationale et de la paix et de la réconciliation au Mali", estime l’UNESCO.


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Cette décision "est une étape importante pour le renforcement de la justice internationale et de la paix et de la réconciliation au Mali", peut-on lire dans un communiqué de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture.
 
"Cette décision historique (…) est une étape cruciale pour mettre fin à l’impunité pour la destruction du patrimoine culturel. Elle confirme des décisions antérieures prises par les juridictions internationales et les amplifie dans un jugement entièrement consacré à la destruction du patrimoine culturel", indique le communiqué. 
 
Il cite la directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, selon laquelle le jugement de la CPI "est un point de repère dans la reconnaissance de l’importance du patrimoine pour l’humanité dans son ensemble et pour les communautés qui ont conservé au fil des siècles". 
 
Selon la même source, Mme Bokova a fait état de "la conviction de l’UNESCO que le patrimoine a un rôle majeur à jouer dans la reconstruction et consolidation de la paix".
 
Elle signale que du point de vue de l’UNESCO, les "attaques délibérées sur la culture sont devenus des armes de guerre dans une stratégie globale de nettoyage culturel qui cherche à détruire les gens, ainsi que les monuments portant leur identité, les institutions de la connaissance et de la pensée libre".
 
L’UNESCO dit par ailleurs prendre "ce jugement comme un encouragement à poursuivre le travail engagé au cours des dernières années pour protéger et réhabiliter le patrimoine au Mali (…)", en vue de "préserver la diversité culturelle et les droits de l’homme comme fondement durable pour la paix, non seulement au Mali, mais aussi à travers le monde".
 
Les juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont condamné mardi à neuf ans de prison Ahmed Al-Faqi Al -Mahdi, accusé de crime de guerre pour avoir "dirigé intentionnellement des attaques" contre neuf des mausolées de Tombouctou et contre la porte de la mosquée Sidi Yahia entre le 30 juin et le 11 juillet 2012.
 
À l’ouverture de son procès, il avait demandé pardon à son peuple, se disant à l’époque sous l’emprise de groupes jihadistes. Il assurait être "plein de remords et de regrets" et avait appelé les musulmans du monde entier à résister "à ce genre d’actions".

APS


Abdoul Aziz Diop