Culture

(Vidéo) Hommage à Joseph N’Diaye


Lundi 22 Mai 2017

Devoir de mémoire : « Nous pardonnons, mais nous n’oublions pas ». Près de 300 ans, l’esclavage vécue dans l’âme et dans la chair, et la pire pratique de l’humanité. Joseph N’Diaye, ancien Gardien de la Maison des esclaves de Gorée, livre ses sentiments avant son dernier souffle (2009). A conter à nos enfants !
Boubacar Joseph Ndiaye (15 octobre 1922 – 6 février 2009) se présentait comme le « conservateur en chef » de la Maison des Esclaves à l’île de Gorée (Sénégal)1. Il reste l’une des figures sénégalaises les plus connues dans le monde entier, notamment des touristes, même si les travaux scientifiques récents sur la traite négrière et l’histoire de l’île ont conduit à remettre ses propos passionnés en perspective.
Issu d’une famille d’origine goréenne, Boubacar Joseph Ndiaye est né le 15 octobre 1922 à Rufisque (Sénégal). Il a effectué ses études primaires à Gorée, puis a rejoint l’École professionnelle Pinet-Laprade de Dakar. Il a ensuite travaillé comme compositeur-typographe.
Appelé sous les drapeaux dans l’Armée française en 1943, il a participé à la libération de la France avec la première armée française. Il a participé à la bataille du mont Cassin en tant que tirailleur sénégalais. Sous-officier parachutiste, il a aussi servi en Extrême-Orient, dans la première demi-brigade de commandos parachutistes coloniaux.
Ancien combattant 1939-45 et Croix de Guerre, officier de l’ordre national du Lion, chevalier de l’ordre national du Mérite, chevalier de l’ordre du Mérite sénégalais. Il est nommé Conservateur de la Maison des Esclaves de Gorée en 1962 et exercera cette fonction jusqu’à sa mort.
Il est décédé à Dakar le 6 février 2009 à l’âge de 87 ans2 des suites d’une longue maladie et repose au cimetière layène de Cambérène à Dakar.



Abdoul Aziz Diop