Sen Revue de presse

Presse-revue: Youssou Touré tient la vedette


Mercredi 2 Mars 2016

La démission du secrétaire d’Etat à l’Alphabétisation, Youssou Touré, revenu à ses fonctions, fait la une d’une bonne partie des quotidiens, qui ne manquent toujours d’intérêt pour le référendum constitutionnel du 20 mars.


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Le billettiste du journal Le Quotidien évoque "un circuit politique (…) glaçant", au sujet de M. Touré, un militant de l’Alliance pour la République (APR, au pouvoir), revenu à son poste ministériel, mardi, après en avoir démissionné le même jour.

"La Première dame dégonfle le secrétaire d’Etat", écrit le même journal pour faire savoir, comme d’autres quotidiens, que Youssou Touré a renoncé à sa démission, à la demande du député Moustapha Diakhaté et de Marième Faye, l’épouse du chef de l’Etat.


Un "revirement spectaculaire en moins de deux heures de temps seulement", souligne Le Quotidien. Le Témoin Quotidien affirme que "sa démission n’a duré que le temps d’une rose".


L’Observateur fait état d’une "démission avortée de Youssou Touré", en expliquant que "des accusations de détournement (sic)" dont il est la cible sont à l’origine de la démission de l’intéressé.


"Je ne peux que revenir en arrière et présenter mes excuses au président de la République, Macky Sall, à la Première dame et à tous mes amis. (…) Cela ne veut pas la peine de revenir sur les motivations de ma démission", rapporte ce journal, citant Youssou Touré.


"La volte-face de Youssou Touré", titre Le Témoin Quotidien, ajoutant que "Marième Faye Sall et Moustapha Diakhaté" ont joué le rôle de "sapeurs-pompiers" pour revenir le démissionnaire aux affaires.


Pour le journal Enquête, il s’agit d’une "démision éclair", dans la mesure où "le secrétaire d’Etat revient sur sa décision une heure après" avoir quitté ses fonctions ministérielles.


"La Première dame et le député Moustapha Diakhaté sont été dépêchés pour jouer les sapeurs-pompiers", ajoute Enquête.


"Youssou Touré fait semblant de démissionner", titre La Tribune. "La forme est intrigante", commente-t-il, affirmant que Moustapha Diakhaté et Marième Fall se sont rendus au domicile du secrétaire d’Etat à l’Alphabétisation, pour le faire revenir au gouvernement.


Le Soleil accorde la priorité la priorité à l’organisation du référendum sur la révision de la Constitution, qui est fixée au 20 mars.


"Toutes les dispositions [nécessaires] sont prises pour un bon déroulement du référendum", écrit-t-il, citant le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Abdoulaye Daouda Diallo.


Le Soleil ajoute, sur la base d’une information rendue publique mardi par M. Diallo, que ce scrutin censé apporter 15 réformes constitutionnelles va coûter "près de deux milliards de francs CFA".


Le Populaire annonce qu’un "plan antifraude" a été élaboré par des partisans du "non", qui promettent de "déployer 130 mille volontaires sur le terrain, pour sécuriser les bureaux de vote".


Sud Quotidien estime que la "défiance" caractérise l’attitude de l’opposition envers Macky Sall, en ce qui concerne le "dialogue autour des réformes constitutionnelles".


A ce sujet, affirme dans le même journal Pape Maël Thiam, un proche du chef de l’Etat, "le président a fini de faire preuve d’esprit inclusif".


Un analyste interrogé par le journal est dit croire qu’"il y a un certain paradoxe dans l’attitude du chef de l’Etat, qui appelle au dialogue et, en même temps, prend de manière quasi-unilatérale une décision de figer définitivement les principales mesures prises dans le projet à présenter aux Sénégalais lors du référendum".

APS


Abdoul Aziz Diop