Sen Revue de presse

Presse-revue: Le Référendum et la mobilisation des états- majors politiques en exergue


Lundi 22 Février 2016

Le référendum du 20 mars est au cœur des préoccupations des journaux reçus lundi à l’APS, les uns se faisant écho du camp de la mobilisation en faveur du "Oui", les autres s’intéressant au "front du refus".


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Le Populaire signale que les états-majors politiques "se préparent" pour "la bataille" en vue du référendum. Le journal constate que pendant Macky Sall "s’active pour un +Oui+ massif et un fort taux de participation, le camp du +Non+ s’organise, le front du boycott de l’opposition et de la société civile fourbit ses armes".


S’intéressant au camp présidentiel, L’Observateur titre : ’’Le Macky s’emballe". "Tous les chemins mènent au Palais de la République où Macky Sall bat le rappel des troupes pour la campagne du référendum. Mais surtout pour un +oui+ massif de ses responsables (…)", écrit L’Obs.


’’La mouvance présidentielle pour un +Oui+ massif", affiche à sa Une Le Soleil qui souligne que les leaders des partis membres de la mouvance présidentielle ont promis, samedi, de voter oui au référendum du 20 mars. 


Dans le journal La Tribune, Mor Ngom, responsable de l’Alliance pour la République (APR) assure que le chef de l’Etat "tient au quinquennat" et que c’est "(….) la mort dans l’âme qu’il est résolu à accepter la décision du Conseil constitutionnel".


Le Témoin quotidien note que Macky Sall riposte par les infrastructures alors qu’il est "attaqué de toutes parts sur un supposé reniement de la parole donnée". "En 4 ans à peine, le président de la République a déjà réalisé en matière d’infrastructures routière, autant sinon plus que son prédécesseur, Me Abdoulaye Wade", écrit le journal.


’’Partout dans le pays, une +révolution+ tranquille déroule son cours (….)", selon Le Témoin.


Des journaux mettent aussi en exergue les voix discordantes au sein de la majorité en perspective du référendum. Concernant la non réduction du mandat en cours, Sud Quotidien titre : "Khalifa Sall +désavoue+ Ousmane Tanor Dieng".


Dans une déclaration, Khalifa Sall soutient que la décision du chef de l’Etat "est un coup porté non seulement à notre démocratie mais aussi à la classe politique toute entière puisqu’elle décrédibilise la parole publique et discrédite les hommes politiques dans leur capacité à respecter leur engagement".


Le maire de Dakar à qui l’on prête une ambition présidentielle désavoue ainsi Ousmane Tanor Dieng, patron du Parti socialiste (PS) et fervent soutient de Macky Sall dans l’application de la décision du Conseil constitutionnel sur la non rétroactivité de la révision constitutionnelle, selon Sud.


Un autre socialiste dans la même posture, Aïssata Tall Sall. D’où ce titre de l’As : "Khalifa et Aïssata taclent Macky et désavouent Tanor".

Ce sont les "voix du refus", selon le journal Enquête qui cite également dans ce camps Cheikh Tidiane Gadio, leader du Mouvement politique et citoyen (MPCL) et Serigne Mansour Sy Djamil, de Bes du Niakk.
APS


Abdoul Aziz Diop