Sen Revue de presse

Presse-revue: L'ancien PM Souleymane Ndéné Ndiaye à la Une


Jeudi 27 Avril 2017

La décision de l’ancien Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye de rejoindre le camp présidentiel est l’un des sujets les plus en exergue dans la livraison de jeudi de la presse quotidienne.

"L’appel du président Macky Sall à ses anciens +frères+ et +sœurs+ du Parti démocratique sénégalais (PDS) a trouvé un écho favorable auprès de son +ami+ Souleymane Ndéné Ndiaye", qui a décidé de rejoindre la majorité présidentielle, écrit Vox Populi.

"À la surprise générale, l’ancien Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye a décidé de rejoindre le président Macky Sall, +pour travailler avec lui dans l’intérêt du Sénégal", annonce le quotidien L’Observateur.

"Ce que j’ai fait jusque-là ne saurait être considéré comme de la transhumance", déclare le leader de l’Union nationale pour le peuple (UNP) dans des propos rapportés à sa Une par le même journal. Souleymane Ndéné Ndiaye dit pourtant exclure de rejoindre les rangs de Bennoo Bokk Yaakaar (BBY), la coalition regroupant le parti présidentiel (Alliance pour la République, APR) et ses alliés.

Cela n’empêche pourtant pas Enquête par exemple de considérer sa décision de rejoindre le président Sall comme une "transhumance en douceur". "Ndéné retourne sa veste", estime aussi Sud Quotidien. Il a pourtant "toujours affiché mépris et répulsion envers la transhumance et les transhumants", souligne le journal Le Quotidien.

"Mais voilà qu’aujourd’hui, il rejoint le parti présidentiel avec armes et bagages. On se demande si de ce fait, Souleymane Ndéné n’a pas ravalé les principales qu’il affichait il n’y a guère", relève ce journal, titrant sur la volte-face (wakh wakhète) de l’ancien Premier ministre.

M. Ndiaye, dernier Premier ministre du président Wade, "après quelques gymnastiques politiques, a finalement décidé de rejoindre hier la mouvance présidentielle", constate Walfquotidien, selon lequel le leader de l’Union nationale pour le peuple, "qui veut éviter le titre de transhumant, a trouvé une parade : il n’est pas venu à l’APR mais dans le camp présidentiel".

"Cela s’appelle la transhumance à reculons ou la transhumance intelligente", souligne Walfquotidien. La Tribune, un brin ironique, affiche : "On prend les mêmes et on recommence".

"Souleymane Ndéné Ndiaye avait juré devant Dieu et les hommes qu’il ne rejoindrait pas Macky Sall. Ensuite, il a sans doute dû se rendre compte qu’entre temps, Dieu et les hommes sont devenus amnésiques", écrit le commentateur de ce journal.

"Disons seulement que Ndéné évolue dans le monde de beaucoup de ses semblables. C’est celui des politiciens je-m’en-foutiste, à, l’éthique problématique. Hélas, se désole-t-il, ils sont si pléthoriques sous nos cieux".

Sur un tout autre sujet lié à la politique et à la justice tout à la fois, Enquête annonce que le maire de Dakar Khalifa Sall et ses co-prévenus seront édifiés ce jeudi quant à la suite de leur demande de liberté provisoire. M. Sall "pourrait obtenir une liberté provisoire, aujourd’hui", indique ce journal.

Il ajoute : "lui et ses co prévenus dans l’affaire de la caisse d’avance de la mairie de Dakar sont à l’écoute de la Chambre d’accusation qui doit se prononcer sur les requêtes de leurs conseils. L’une porte sur la demande de liberté provisoire, l’autre recours étant une demande en annulation de la procédure pour violation flagrante des droits de la défense".

Khalifa Sall et certains de ses collaborateurs séjournent en prison depuis le 7 mars dernier pour des soupçons de détournement de fonds publics liés à la caisse d’avance de la mairie de Dakar.

Dans cette affaire, le doyen des juges d’instruction, Samba Sall "a failli être sanctionné à cause du charivari" lié au "tapage médiatique" ayant résulté des déplacements en prison de responsables de l’opposition qui rendaient visite à Khalifa Sall, dont Idrissa Seck, rapporte L’As.

Partant, "des mesures restrictives sur les visites de Khalifa Sall ont été prises. Conséquence : le maire de Dakar qui avait jusqu’ici droit à 20 visites devra désormais se contenter de 10 visites", rapporte le journal.

APS



Abdoul Aziz Diop