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PRESSE-REVUE :La politique s'installe dans les quotidiens


Mercredi 20 Février 2013

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Les sujets politiques confirment mercredi leur retour en force dans les quotidiens, profitant surtout de petites querelles habituelles entretenues par les états-majors en ébullition depuis quelques jours, à mesure que les uns et les autres se découvrent des ambitions liées notamment aux enjeux des prochaines élections locales, normalement prévues en mars 2014. De nombreux quotidiens parvenus à l'APS continuent par exemple de s'intéresser aux relations entre partis alliés de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar de la majorité présidentielle, à l'image de Direct Info. L'Alliance des forces de progrès (AFP) du président de l'Assemblée nationale, Moustapha Niasse, ''nie toute fusion avec l'APR", l'Alliance pour la République, le parti présidentiel, rapporte ainsi ce journal. A l'issue de la dernière réunion de leur bureau politique, "les camarades de Niasse ont tenu à dénoncer +une campagne insidieuse de désinformation et d'intoxication, déclenchée contre l'Alliance des forces de progrès, contre ses dirigeants et notamment contre le secrétaire général du parti, M. Moustapha Niasse", rapporte Direct Info. "Les rumeurs les plus persistantes faisaient état d'une probable fusion de l'APR avec l'AFP. Ce à quoi ne semblent pas adhérer les progressistes (…). Mais convenons-nous d'une chose : la politique au Sénégal a sa dynamique propre qui résiste aux certitudes les plus avérées", relève ensuite le journal dans son billet du jour consacré à ce sujet. "L'AFP réfute tout projet de soutien" et "met fin aux supputations", note également Le Populaire. Pour Enquête, "(Moustapha) Niasse et (El Hadj Malick) Gackou reviennent à l'appel du 16 juin" 1999, considéré comme l'acte fondateur de cette formation politique dont le leader avait été le premier chef du gouvernement formé après la première alternance politique intervenue au Sénégal le 19 mars 2.000. "Entre les +rumeurs+ nées de la démission-surprise de son numéro deux du gouvernement et les allégations liées à un +projet+ de fusion avec le parti présidentiel, l'Alliance des forces de progrès choisit enfin le langage de la clarté et réaffirme son intégrité en tant que composante de la majorité présidentielle", écrit le quotidien Enquête. Walfadjri reprend la même information, la confirme, mais surtout l'oriente vers une question périphérique relevant des suites à donner à la démission de l'ancien ministre du Commerce, de l'Industrie et du Secteur informel, El Hadj Malick Gackou, par ailleurs numéro de l'Alliance des forces de progrès. "Quelques jours après sa démission du gouvernement et l'intention à lui prêté de vouloir rompre avec l'AFP, Malick Gackou a présidé hier (mardi) à la réunion du bureau politique de son parti. Une occasion pour l'ancien ministre de réaffirmer son ancrage dans la parti de Niasse et surtout démentir toute intention de fusion entre l'AFP et l'APR ces derniers mois", écrit ce journal. D'où ce titre du quotidien La Tribune : "Le rebelle réintègre les rangs". Le journal illustre ce titre par une photo du ministre démissionnaire. "Naturellement, avance-t-il, la résolution finale d'un comité directeur restreint du bureau politique de l'Alliance des forces de progrès (AFP), comme cela se passe dans n'importe quelle chapelle politique, n'est pas le lieu où certaines vérités doivent être dites". "Mais de sources sûres, ajoute le même quotidien, El Hadj Malick Gackou, le +rebelle+ qui envisageait de faire cavalier seul après que l'intention a été prêtée à son patron, Moustapha Niasse, de vouloir se fondre dans l'Alliance pour la République (APR), son parti avec, a été vivement rappelé à l'ordre". Le Quotidien signale que l'ancien ministre préside le bureau politique de l'AFP à la place de son leader, Moustapha Niasse, pour ensuite afficher : "Gackou en force de progrès". "Dans le contexte actuel où tous ses gestes sont épiés, l'AFP communique pour dissiper tout malentendu dans ses rangs", relève le journal. Mais en dépit de toutes ces précautions et stratégies, cette formation "fait dans le clair-obscur", estime Sud Quotidien. L'As ouvre sur un autre sujet politique et annonce Macky Sall, le chef de l’Etat sénégalais, "sur les plates de Idy" à Thiès, fief de l'ancien Premier ministre dont un maire et six PCR (présidents de conseil rural) ont décidé de rejoindre l'Alliance pour la République, le parti présidentiel, à l'issue d'une audience au palais de la République, selon ce journal. "La bataille pour le contrôle de Thiès s'intensifie et c'est le président Macky Sall lui-même qui s'y est mis cette fois", commente l'As, non sans rappeler qu'au même moment, le maire de Thiès Idrissa Seck, président du parti Rewmi, "a déjà entamé sa marche en direction du sommet de l'Etat". "Idy va (même) quitter BBY (Bennoo Bokk Yaakaar) en fin mars", pour tout dire, affirme Rewmi quotidien. Le tournée entamée par l'ancien Premier ministre est "un +plan B+ pour sensibiliser ses militants sur son prochain départ de Bennoo Bokk Yaakaar et se consacrer aux locales 2014 et non pour les remercier, comme l'avait laissé entendre son entourage dans la presse", croit savoir ce quotidien. Dans le même temps, Libération se fait l’écho du ‘’Torrent d’injures déversé sur Idy’’ par des jeunes de l’Alliance pour la République établis en France. ‘’Égoïste, incohérent, rusé, tortueux, maître par excellence des invectives, calomnies et menaces’’, listent ces jeunes du pouvoir en caractérisant l’ancien Premier ministre. ‘’De nouveaux courants en gestation’’ au sein du Parti démocratique sénégalais (PDS), la formation de l’ancien président Abdoulaye Wade, aujourd’hui dirigée par un coordonnateur national en la personne de l’ancien ministre Oumar Sarr, annonce par ailleurs l’Office. ‘’La sortie récente du porte-parole du PDS, M. Babacar Gaye, contre Karim Wade, montre à suffisance le malaise qui sévit au sein du PDS’’, écrit ce quotidien. ‘’Même si les libéraux font bloc derrière leurs frères entendus dans le cadre des biens mal acquis, ils peinent à taire leurs divergences internes, qui risquent de faire imploser le parti où de nouveaux courants sont en gestation’’, écrit ce quotidien. BK


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Williams Logan