Mosquée de l’aéroport Lss: L’enquête recommande la destruction de l’Institut Islamique et l’interdiction de prières

Mercredi 25 Novembre 2015

Du nouveau dans l’affaire de la Mosquée de l’Aéroport Léopold Sédar Senghor, communément appelée au Sénégal « Mosquée inachevée ». D’après les sources de IGFM, l’enquête vient d’être bouclée. La gendarmerie en charge de ce dossier a conclu à la destruction de l’Institut Islamique et à l’interdiction de prières de la mosquée de l’aéroport


Après la décision prise le 12 novembre 2015 par les autorités de faire arrêter les travaux d’élévation de ladite mosquée pour des raisons sécuritaires liées à la menace terroriste qui péserait sur le Sénégal, les dernières conclusions de l’enquête de la gendarmerie sont tombées en fin de semaine dernière.

La gendarmerie en charge de ce dossier a conclu à la destruction de l’Institut Islamique et à l’interdiction de prières de la mosquée de l’aéroport

Selon des sources de IGFM proches de l’enquête, la mosquée est bâtie sur le domaine de l’aéroport, de plus, le terrain sur lequel elle est bâtie la mosquée n’est pas un titre foncier.

Aussi, les enquêteurs ont relevé une «grosse nébuleuse» sur le financement de cette mosquée et de l’institut islamique qui s’y trouve.

Dans un premier temps, l’enquête avait ordonné la destruction de la mosquée et une possibilité d’entendre l’Imam Mbaye Niang (Ndlr : Imam et promoteur principal de la mosquée) pour connaître les tenants et les aboutissants du financement de la mosquée.

Mais aux dernières nouvelles, les autorités ont reconsidéré leur position sur la question. Ainsi, après concertations, elles sont arrivées à la conclusion que la destruction de la mosquée pourrait soulever des vagues dans le pays, surtout dans ce contexte de menace terroriste.

C’est ainsi qu’elles ont décidé de laisser la mosquée intacte, mais d’y interdire les prières. Par contre, l’institut islamique qui se trouve dans la mosquée, devait être détruit, selon les conclusions de l’enquête, parcourues par les sources d’IGFM.

Pour rappel, ces conclusions font suite à la décision prise par les autorités sénégalaises faire arrêter dans un premier temps les travaux d’élévation de ladite mosquée.

Une décision d’arrêt qui s’explique par le fait que, «la mosquée surplombe le pavillon présidentiel de l’aéroport Léopold Sédar Senghor».

Ce qui peut constituer une menace pour la sécurité du président de la République, Macky Sall.

Il faut noter qu’on a assisté au Sénégal ces derniers temps à une série d’arrestations d’imams dans plusieurs localités du pays « pour apologie du terrorisme ».

C’est dans cette dynamique de lutte contre le terrorisme, que le président de la République Macky Sall avait annoncé l’idée de l’interdiction du port du voile intégral au Sénégal (Ndlr: la Burqa) lors du Forum Paix et Sécurité tenue le 09 octobre 2015 à Dakar. Il s’est expliqué par la suite, soutenant l’idée plus que l’interdiction elle-même qui n’est exprimée par la Constitution.

En effet, après les attentats de Paris du 13 novembre 2015 et la prise d’otages à l’hôtel Radisson à Bamako, ayant plusieurs morts et blessés, et face à la montée de la vague de contestation de cette décision dans l’opinion nationale, le président Sall a re-précisé sa pensée, dimanche 22 novmebre à Bamako.

Pour le président Sall, il n’a jamais été question d’interdire la Burqa au Sénégal. Ce dont il est question, c’est de lancer de larges concertations sur son interdiction ou non au Sénégal.

IGFM

Abdoul Aziz Diop