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Massacre de Thiaroye: Pas de révision pour le tirailleur sénégalais condamné


Mardi 15 Décembre 2015

La Cour de cassation a rejeté lundi la demande de révision du fils d'un tirailleur sénégalais, condamné pour sa participation à une rébellion réprimée dans le sang le 1er décembre 1944, au camp militaire de Thiaroye (Sénégal).


Massacre de Thiaroye: Pas de révision pour le tirailleur sénégalais condamné

Le fils d'Antoine X. avait saisi la plus haute juridiction française dans l'espoir de rouvrir le dossier de son père décédé, caporal condamné le 6 mars 1945 par le tribunal militaire permanent de Dakar pour "désobéissance, outrage à supérieur et participation à une rébellion commise par des militaires armés".

Le tirailleur sénégalais avait été condamné à dix ans de détention et à la dégradation militaire. Selon les pièces de la procédure, citées par la Cour de cassation, Antoine X. aurait lancé à un aspirant, qui lui ordonnait de rejoindre un rassemblement et pointait un revolver sur lui:

"Je suis chez moi, je n'ai pas d'ordre à recevoir", puis: "Si le sang noir coule aujourd'hui, attention à vous, ce sera la fin de tout le monde ici". Les officiers supérieurs du camp avaient ensuite assuré qu'il était l'un des "véritables chefs" de la "rébellion".

Antoine X. avait lors de ses interrogatoires "nié avec constance" toutes les accusations. La Cour de cassation, estimant qu' "aucune des pièces produites à l'appui de la demande (n'était) de nature à remettre en cause les témoignages ou le contenu des rapports figurant au dossier", a jugé que la demande en révision du fils d'Antoine X. était irrecevable.

Le "massacre de Thiaroye" trouve son origine dans un conflit entre plusieurs centaines de combattants africains et l'armée française sur le versement d'un complément de solde, à la fin de la seconde guerre mondiale.

Certains de ces "tirailleurs sénégalais", après avoir été retenus un certain temps en Bretagne, acceptent à l'époque d'être rapatriés au camp militaire de Thiaroye, près de Dakar.

Là, le 1er décembre 1944 au matin, un ordre de rassemblement est donné et s'en suit ce que les autorités françaises ont présenté comme une "mutinerie", qui est réprimée dans le sang. Officiellement, 35 tirailleurs meurent sous les balles françaises.

Mais l'historienne Armelle Mabon, qui conteste cette version officielle et parle de "massacre prémédité", estime qu'il pourrait y avoir eu "dix fois plus de morts".
AFP




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