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Le « Festival Leumbeul » dénoncé à travers une pétition


Mardi 20 Mai 2014

Buzz.sn avait vu juste en écrivant que le « Festival Leumbeul » dont la bande annonce passe en boucle sur la SENTV fera l’objet d’une campagne de dénigrement pour ne pas dire que des sénégalais soucieux de la préservation des bonnes mœurs se lèveront comme un seul homme pour dire non à ce genre de programme. Vingt quatre heures après notre article sur ce sinistre concours de danses obscènes, une pétition est née pour sa dénonciation. Son auteur, une sénégalaise du nom d’Anna Ndiaye qui a déjà enrôlé dans son combat plus de 100 personnes. Nous vous soumettons in extenso le texte qui accompagne la pétition intitulé « NON AU FESTIVAL DE SABAAR PROPOSÉE PAR LA SENTV… »


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“Depuis quelques jours, la SENTV, une chaîne de télévision privée sénégalaise, diffuse en boucle une bande annonce sur un  Festival de « Leumbeul », récemment renommé Festival de Sabaar, certainement pour ne pas « heurter » les plus sensibles, et programmé pour le 21 juin, jour de la fête de la musique.

Les pré-sélections des candidates auraient même déjà commencées…
 « Thieb bou sew » : femme de taille moyenne ;  « Dieg » : femmes callipyges ;  « Double Dieg » : femmes aux rondeurs protubérantes.

Le Leumbeul est une danse érotique qui consiste à remuer son postérieur de la manière la plus suggestive et la plus aguichante possible en ayant les reins lourdement chargés de colliers de perles plus communément appelés Bin Bin et un pagne au tissu léger reprenant de la manière la plus fidèle les courbes des femmes qui le portent. Naguère organisé en privé, entre femmes, le Leumbeul  est passée de la sphère privée à  la sphère publique, et polluent nos petits écrans de télévision sans plage horaire définie c’est dire donc que nous avons droit à cespectacle  affriolant à n’importe quelle heure de la journée comme du soir.

Ce Festival donc va couronner les personnes aux déhanchés les plus fascinants,  sous la supervision de chanteurs et danseurs de la place connu pour leur talent, si nous pouvons nous permettre d’utiliser ce terme, dans le domaine.

A-t-on besoin de vulgariser voire d’institutionnaliser une dance érotique et d’en faire une référence auprès du grand public : nous avions le Festival de Jazz à Saint Louis, nous aurons dorénavant le Festival de Leumbeul à Dakar. Jusqu’où iront les médias dans la recherche d’audience et de sensationnel ?

Et le Conseil National de Régularisation de l’Audiovisuel (CNRA)  dans tout cela ?

«[…]  Nous sommes, tous, debout devant les mêmes défis de la qualité des contenus, de l’invention d’un espace culturel à partager, d’une construction citoyenne à informer et, probablement plus que tout, devant la responsabilité d’éduquer et d’inculquer à notre jeunesse des valeurs positives. Tels ont été les propos de son Président Babacar Touré  dans le rapport annuel 2012 du CNRA.  

Pour rappel, le CNRA est l’instance de régulation audiovisuelle nationale, de protection des téléspectateurs (petits et grands), de veille et de respect des mœurs et donc par déduction des valeurs sénégalaises.

En autorisant ce genre d’émission  le CNRA ne revient-il pas sur ses engagements, surtout sur celui de « responsabilité d’éducation et de protection » ?

Alors pourquoi autoriser une telle émission qui n’est rien d’autre qu’un festival de débauche, un concours de la luxure, un étalage de « bonne viande » prête  à consommer. Devons-nous laissons les médias, sous prétexte d’originalité, de BUZZ  rendre « tout à fait normal », voir même légitime un spectacle abrutissant parsemé de messages sexualisés subliminaux ?

Non, non et non !

Au-delà de s’insurger contre le traitement peu flatteur voire insultant qui est fait à la femme et à ce qu’elle représente lors de ce genre de compétition, et qui aurait pu suffire à n’importe qui pour l’interdire, nous nous insurgeons contre la parution de cette émission au but de protéger nos enfants et notre jeunesse qui incrédules pourraient y voir un message d’encouragement voir d’incitation à la débauche.

Avons-nous juste une idée de l’impact qu’ont ce genre d’émission sur nos enfants, notre jeunesse ?

Comment accepter que de telles émissions soient proposées à des heures de grande écoute, sans information préalable du caractère plus que suggestif de son contenu auprès de la population sénégalaise !

Du sexe partout et pour tout le monde ! Quel que soit l’âge, quel que soit l’heure, quel que soit la raison…Cela suffit ! Nous n’accepterons pas ! NOUS N’ACCEPTERONS PLUS !

Nous n’accepterons plus que ce type d’émission contraire à toute éthique, toute morale, toute croyance religieuse, vomi par des producteurs sans scrupules et vicieux soit servi à nos enfants.

Nous n’accepterons plus de programmes abrutissants, avilissants, dégradants ! Nous sommes tous concernés….

Nous n’accepterons plus que l’éducation que nous donnons à nos enfants soit galvaudée et réduite à néant par des émissions au contenu dégradant et consternant…

NOUS DEMANDONS AU CNRA DE  RESPECTER SES ENGAGEMENTS EN REFUSANT LA DIFFUSION DE CE FESTIVAL QUI NE FERA QUE VIOLER L’INNOCENCE DE NOS ENFANTS !

NOUS INTERPELLONS LA POPULATION SENEGALAISE, POUR QU’ELLE S’INSURGE CONTRE CETTE EMISSION AU CONTENU PLUS QU’INNAPROPRIE !

NOUS DEMANDONS A LA POPULATION SENEGALAISE DE RAPPELER AUX MEDIAS LEUR MISSION ORIGINELLE D’INFORMATION DELAISSEE  POUR REPONDRE A UN APPAT DU GAIN & UNE RECHERCHE DE PROFIT, PEU EN IMPORTE LE PRIX !

NON AU FESTIVAL DE SABAAR SUR LA SENTV !”


Adama Cisse