SenArchive

Histoire-Recherche: Des industries d'or de 3.000 ans découvertes dans la vallée de la Falémé (Archéologue)


Samedi 11 Mars 2017

L’archéologue et anthropologue suisse Eric Huysecom a révélé, vendredi, à Dakar que son équipe de recherche avait découvert en février dernier des industries de transformation d’or datant de plus de 300 mille ans dans la vallée de Falémé, des vestiges qui devraient permettre d’en savoir plus sur l’histoire du Sénégal.


Autres articles
"Alors qu’on a toujours dit que l’or était transformé au Caire ou au Proche-Orient, nous sommes tombés sur des villages dans la vallée de Falémé qui ont manifestement transformé l’or sur les gisements aurifères à la jonction entre l’empire du Ghana et l’empire du Mali", a-t-il annoncé.
 
Le professeur Huysecom intervenait lors d’un atelier sur le programme de recherche dans la vallée de la Falémé entre le Sénégal oriental et le Mali. 

Une équipe de 40 archéologues issus de plus de 18 pays travaillent sur ce programme depuis 2012, a-t-il signalé.
 
La découverte en question concerne "un site de transformation de l’or’’ composé d’un bâtiment "autour duquel se pratiquait la purification de l’or", a indiqué l’archéologue suisse. 
 
"Nous allons travailler au niveau physico-chimique sur toutes les impuretés de cet or durant une année en reprenant toutes les creusées, les charbons et les terres qui y sont associés en vue de confirmer que c’est bien la transformation de l’or’" a-t-il expliqué.
 
Selon lui, parmi ces découvertes, figurent des objets fabriqués à l’aide de ces matières dont il n’a pas précisé la nature, de même que de "petits fragments qui servaient à la peinture". 
 
"Le site de Falémé possède également toute une chaîne opératoire des matières des façonnages plus anciens que 300 mille ans’’, si l’on en croit le professeur Huysecom.
 
 "Il s’agit de révéler une culture matérielle, les premières formes de l’occupation de l’espace pour en savoir plus sur l’histoire de notre pays", a quant à lui soutenu le directeur exécutif de l’Institut Conficius de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD), le professeur Mamadou Fall. 
 
Pour M. Fall, "cette présentation, c’est du solide fondé sur une méthodologie très fine" qui a permis aux archéologues de révéler des choses qui datent de plus de 300 mille ans. 

Abdoul Aziz Diop