Corruption d’agents publics à l’étranger : Le président du Mali pris la main dans le sac

Vendredi 20 Novembre 2015

Si le Président malien n’a pas été arrêté et placé en garde à vue lors de son dernier séjour à Paris, c’est tout simplement parce qu’il bénéficie d’une immunité diplomatique. En effet, il est clair maintenant que IBK a été formellement «pris» par les enquêteurs de la brigade financière de Paris en charge de l’enquête visant Michel Tomi, le parrain des parrains corses, suspecté de corruption d’agents publics à l’étranger.


Dans leur rapport transmis aux juges, les enquêteurs sont formels : «Les marchés avec l’État malien dans lesquels Michel Tomi semble avoir un intérêt, d’une part, et les largesses de Michel Tomi envers Ibrahim Boubacar Keïta, d’autre part, pourraient être examinés sous l’angle de la corruption d’agent public étranger.» 
Mieux, les policiers ont listé tous les «cadeaux» - dont une Range dernier cri - que Tomi a offert son «bro» ! Et quand on vous dit que les écoutes téléphoniques ont permis de découvrir que l’ancien ministre de la Défense du Mali, au cœur du scandale entourant l’achat d’un avion de commandement, appelait Michel Tomi «tonton»...
Abdoul Aziz Diop