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Une CAN sans les lions ! A qui la faute ?




Samedi 19 Janvier 2013
Chronique

Senxibar.com - Seiz(16) nations, 32 matches, mais un seul évènement ! Voilà la belle Coupe d’Afrique des Nations (CAN) qui démarre aujourd’hui, sans la nation sénégalaise. Au moment oü la CAN se joue, le Sénégal a lui, d’autre proccupation, c’est-à-dire trouver un stade pour accueillir ses prochains adversaires. Ça paraît bizarre, mais c’est vrai ! Le stade Léopold Sédar Senghor est suspendu et le Sénégal va être obligé de recevoir en dehors du territoire. Voilà ce qui résulte de la rencontre contre la côte d’ivoire le 13 octobre dernier. Le malheur ne vient jamais seul : Deux matches trois défaites. Ah oui, trois lourdes défaites ! Désormais, les lions vont défendre les couleurs de la nation, en dehors de la nation. Peut être en Mauritanie, en Gambie ou en Guinée. Cela est dû certes au comportement des supporters lors du dernier match à Dakar, mais, je me dis que cette sanction, c’est aussi le résultat du travail des autorités sportives sénégalaises.


Une CAN sans les lions ! A qui la faute ?
Après le Togo en 2005 et la Gambie en 2009, en 2012 c’est Didié Drogba et ses coéquipiers qui sont venus nous humilier chez nous. Alors, ces supporters, constitués pour la plupart de jeunes qui, peut être, n’avaient pas encore pu digérer la prestation décevante des lions à Bata en début d’année 2012, lors de la 28e Coupe d’Afrique des Nation, ne se sentaient pas prêts à écoper une autre déception à Dakar. Certes, ces actes (non sénégalais) étaient visiblement très déplorables, mais il faudrait s’y attendre quand même. La boite a été vraiment pleine, elle explosa alors...
Aujourd’hui, c’est la plus grande compétition africaine qui débute, mais sans les couleurs nationales. Le Sénégal qui pourtant, était placé lors de la précédente CAN parmi les favoris. Mais, c’est cette équipe sénégalaise, qui a aujourd’hui du mal à trouvé un stade conforme aux normes footballistiques pour y disputer ses matches internationaux. A qui la faute ? Aux joueurs, au coatch, ou aux autorités publiques ? Certains ont certainement accusé Dieu en oubliant que la fameuse expression « aide-toi et Dieu t’aidera » n’est pas sans importance. Ne cherchons pas loin, refléchissons un peu. Le problème du football sénégalais, c’est les sénégalais, pour ne pas dire les autorités étatiques en général et sportives en particulier.
Comment peut-on récolter ce que l’on n’a pas semé ? Le football sénégalais souffre. Il a toujours souffert d’ailleurs, et si des solutions ne sont pas trouvées dans l’immédiat, cette souffrance perdurera. Des politiques sérieuses n’ont vraiment jamais été menées pour booster ce secteur. Pourtant, quoi qu’on puisse dire, le football est la seule discipline qui peut rassembler plusieurs milliers de sénégalais en une soirée,  pour une cause commune: c’est-à-dire la victoire de toute une nation. Si certains se sacrifient pour remplir les 60 mille places du stade, d’autres se mettent devant leur petit écran pour prier et pousser les lions jusqu’à la dernière minute. Malgré cela, le football marche en dents de scie. A chaque fois que l’espoir se présentait, s’est alors invitée la déception. La crise s’accentue, notre football traverse une très mauvaise passe. Mais pourquoi ce retard? N’y a-t-il pas un manque de volonté politique dans ce secteur ? Moi, personnellement, je répondrais par la positive. Sur le plan infrastructurel, le football sénégalais peine toujours. Un seul stade capable d’abriter une rencontre internationale. Je pense que le Sénégal mériterait plus. Quand est-ce qu’on va abriter à nouveau la CAN après plus de 20 ans déjà? Dieu seul sait. Penser à une participation à la CAN relèverait actuellement d’un optimisme.
Sur le plan technique, on note beaucoup de changements au sein de la fédération, au sein du staff technique, voire au niveau du ministère des sports. Par exemple, combien de coachs ont eu à entrainer l’équipe nationale depuis 2002? Combien de joueurs ont été sélectionnés en l’espace de cinq ans? Quand un sélectionneur gagne, on l’officialise automatiquement et dès qu’il perd, il est subitement limogé. J’espère qu’Allain Giresse a bien compris cela. Le Sénégalais ne sait pas attendre. Pourtant à mon avis, c’est ce qui a fait la différence lors de la double confrontation entre le Sénégal et la Côte d’Ivoire. Au moment où, on se mettait à faire des sélections, et à des pré-sélections en n’à finir, les Ivoiriens eux, ont conservé et consolidé leur équipe. Et le résultat est là. L’expérience avait tout simplement fait la différence.
Un autre point mériterait d’être soulevé ici, c’est la bataille mystique. Beaucoup ne veulent pas en parler, mais c’est une réalité chez nous. Le malheur, c’est que c’est entre (des gens qui se disent) Sénégalais. Pourquoi? Pour des intérêts individuels, évidemment. Quand certains travaillent, d’autres sabotent. Où est donc le patriotisme ?
Il est donc temps de recadrer le football sénégalais. Cette sanction doit servir de leçon et constituer le point de départ pour faire renaitre notre football. Et pour ce faire, il ne s’agit pas seulement de collectionner des « professionnels » sénégalais évoluant en Europe ou partout dans le monde, il s’agit aussi et surtout de revoir la base, de la consolider. Le championnat sénégalais est pauvre. Il est devenu temps de le redresser si on veut une équipe nationale soudée et patriotique, mais il faut en même temps appuyer les centres de formation. Car comme le disait le chanteur, « le niveau d’une équipe nationale se mesure à travers la qualité des clubs locaux ». Alors, si les clubs sont compétitifs, la sélection nationale le sera certainement.
Il faudra aussi investir dans le domaine footballistique en créant des projets infrastructurels: essayer par exemple de réfectionner les stades Demba Diop et Iba Mar, et ceux qui sont dans les régions. Pour une équipe gagnante, il faut aussi être patient, former la base pour ensuite produire des talents dans l’avenir. Je pense que la massia barcelonaise en est une parfaite illustration. Je suis certain qu’un jour viendra où, le football sénégalais sera cité comme référence. Toutefois, seuls la patience et un travail sérieux pourront nous permettre d’en arriver là. Il faut à cet effet se ranger du côté de martin Luther King pour qui, « il faut accepter les déceptions passagères, mais conserver l’espoir pour l’éternité.» Acceptons donc ce qui s’est passé, mais ne perdons jamais l’espoir. Un jour on s’aura ce que l’avenir nous réserve.
Salla GUEYE (Stagiaire)
senxibar.com



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