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Rétro 2015 : Dans le rétroviseur des procès et des faits divers qui ont marqué l’année


Lundi 28 Décembre 2015

Ce sont des faits divers et des procès qui ont marqué l’année 2015. Parmi ceux- ci, on peut citer les condamnations à des peines fermes de Karim Wade, Taïb Socé, Tamsir Jupiter N'diaye, les jeunes de Colobane. Mais également la libération de l’ancienne sénatrice libérale, après 18 mois de détention préventive. Sans compter l’inculpation de Sidy Mohamed Boughaleb dans l’affaire Bassirou Faye et les arrestations d’homme politique dont la plus récente est celle d’Oumar Sarr, coordonnateur du Parti démocratique sénégalais (Pds). Ainsi que l’affaire Lamine Diack qui défraie toujours la chronique.


Rétro 2015 : Dans le rétroviseur des procès et des faits divers qui ont marqué l’année
Karim Wade, la première victime de la Crei

2015 sera inscrite dans les annales de l’histoire judiciaire sénégalaise. Cette année qui s’en va dans quelques jours, a été marquée par des procès et des faits divers qui ont fait couler beaucoup d’encre et de salive. Beaucoup de personnes telles que des hommes politiques, des artistes, des religieux, des sportifs ont eu maille à partir avec dame Justice.
Le premier procès de l’année 2015 qui a fait beaucoup parler, c’est celui du fils de l’ancien président de la République. Karim Wade, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a été condamné à une peine de 6 ans ferme et une amende de 138 milliards de francs Cfa par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei).
Il n’est pas le seul avoir fait les frais de la Justice. Ses complices ont connu des fortunes diverses. Pape Mamadou Pouye, Alioune Samba Diassé et Ibrahima Abou Khalil encaissent 5 ans ferme. Quant aux prévenus qui ont pris la tangente à savoir Vieux Aïdara, Evelyne Riout, Mballo Thiam et Karim Abou Khalil, ils ont écopé 10 ans ferme, une amende de 138 milliards chacun et la confirmation de leur mandat d’arrêt international. Ce procès a été ponctué de faits inédits, les uns plus explosifs que les autres. 
L’on se rappelle des insultes de Moise Rampino aux juges de la Crei. Ce partisan de Karim Wade, jugé séance tenante pour trouble d’audience, a été condamné à une peine de 2 ans de prison ferme. D’ailleurs, il croupit toujours derrière les barreaux. Egalement, la comparution de Bibo Bourgi sur une civière avec ses perfusions a marqué les esprits. L’évincement du procureur Alioune N'dao et la démission en pleine audience de l’un des juges assesseurs en l’occurrence Abou Yahya Dia, sont également des faits inédits lors de ce procès qui aura duré 7 mois.

La lourde peine des jeunes de Colobane

Le meurtre du policier Fodé N'diaye a également été élucidé en 2015. En effet, Cheikh Sidaty Mané alias Gatuso, Cheikh Diop alias Christ, comparaissant dans l’affaire qui a entraîné la mort du policier Fodé N'diaye pour meurtre, association de malfaiteurs, violence et voies de fait sur un agent dans l’exercice de ses fonctions, ont été condamnés à 20 ans de travaux forcés par la Chambre Criminelle.
Ces accusés ont été arrêtés au lendemain de la manifestation du M23 contre la décision du Conseil constitutionnel qui venait de valider la candidature de Me Abdoulaye Wade à l’élection présidentielle du 26 février 2012. Ce jour-là, les forces de l’ordre, essentiellement constitués des membres du Groupement Mobile d’Intervention (Gmi), étaient chargées de réprimer toute manifestation.
Le groupe constitué de Fodé N'diaye, Babacar Baldé et Jean Medan Danfa, avait poursuivi la foule jusqu’à la rue 45 du quartier de Colobane à l’intérieur d’une maison. Mais, ils ont été attaqués par les manifestants qui ont démonté la porte d’entrée. En voulant se sauver, Fodé N'diaye a été victime d’un croc en jambe qui l’a fait tomber. C’est ainsi que ses bourreaux se sont rués sur lui en lui jetant une pluie de pierres. L’élément du Gmi va succomber des suites de ses blessures après son évacuation à l’hôpital.

Le prêcheur Taïb Socé aphone pour 3 ans

Dame justice n’a pas été également tendre avec le prêcheur de la Rfm, Taïb Socé. Ce dernier a été condamné par la Cour d’appel de Dakar à une peine de 3 ans ferme pour escroquerie portant sur de l’or d’une valeur de 146,6 millions de francs Cfa.
Comble de tristesse, le prêcheur a été arrêté dans la salle d’audience avant d’être conduit manu militari à Rebeuss, puis transféré à la prison du Cap Manuel. Ses avocats poursuivent le combat devant la juridiction suprême. Ils ont ainsi déposé une demande de mise en liberté provisoire à la chambre d’accusation et un pourvoi en cassation à la Cour suprême.
Une autre affaire qui a secoué l’année 2015, c’est celle concernant Tahibou N'diaye, ancien directeur du Cadastre, et des membres de sa famille : sa femme et ses deux filles adoptives. Au terme de ce procès qui a duré plus de 3 mois, Tahibou a écopé de 5 ans de prison ferme. Sa femme et ses deux filles adoptives prennent respectivement un an ferme et 2 ans avec sursis. En sus, les prévenus doivent payer chacun, en guise d’amende, la somme de 2.060. 924. 263 FCfa. Ils doivent payer, solidairement, la somme de 1 milliard de francs Cfa, en guise de dommages et intérêts, à l’Etat du Sénégal, partie civile dans cette affaire. 
Cependant, contrairement à Karim Wade qui vit dans les ténèbres, Tahibou Ndiaye est plus chanceux. Malgré la peine ferme qui lui a été infligée, il n’est pas retourné en prison. Car, le juge, en prononçant sa décision ne lui a pas décerné un mandat d’arrêt. Un autre fait divers qui a meublé les pages faits divers, est le procès du journaliste Tamsir Jupiter N'diaye qui, récidiviste, a été condamné à 6 mois de prison ferme pour acte contre nature commis sur un mineur de moins de 21 ans, enlèvement sans fraude ni violence de mineurs de 18 ans, conduite en état d’ivresse ou sous l’emprise d’état alcoolique.

La libération d’Aïda N'diongue crée un tourbillon dans la Justice

La sénatrice libérale Aïda N'diongue a été plus chanceuse que son frère de parti, Karim Wade, et Tahibou N'diaye qui ont pris des peines ferme. Jugée après 18 mois de détention préventive, Aïda N'diongue ; poursuivie pour les faits d’escroquerie portant sur des deniers, faux et usage de faux, exercice illégal de commerce par un fonctionnaire, a été purement et simple relaxée des fins de la poursuite sans peine ni dépens alors que le parquet avait requis à son encontre 10 ans de prison ferme et la confiscation de tous ses biens. Un verdict surprenant qui a failli mettre la Justice en sens dessus-dessous.
Les autorités étatiques n’attendaient point une telle décision. D’ailleurs, le procureur de la République, après le prononcé du jugement, n’a pas tardé à interjeter appel afin que le dossier soit rejugé à la Cour d’appel de Dakar. Le procès aura lieu le 04 février prochain. Voilà une affaire qui risque encore de faire jaser en 2016.

Thione Seck perd ses faux billets

Un autre cas qui a marqué les esprits en 2015 et qui, sans nul doute, va continuer à les marquer en 2016, est l’affaire Thione Seck. Placé sous mandat de dépôt depuis le 02 juin 2015 pour les chefs d’accusation d’association de malfaiteurs, tentative d’escroquerie, blanchiment de capitaux, contre façon, falsification et altération de signes monétaires ayant cours légal au Sénégal et à l’étranger, le leader du groupe «Ram daan» n’est pas encore sorti de l’ornière. Il est toujours dans le trou et risque d’y durer. 
Car, l’avocat général s’est opposé à tout, à la demande de la liberté provisoire, à la nullité de la procédure, même à la désignation d’un expert pour diagnostiquer l’état de santé du chanteur. Après un séjour à la prison de Rebeuss, il a été transféré au «Cap Manuel» où il croupit en attendant d’être fixé sur son sort.

Sidy Mohamed Boughaleb, présumé meurtrier de Bassirou Faye

En plus de l’affaire Thione Seck, l’affaire Bassirou Faye, du nom de l’étudiant du nom de l’étudiant tué par balle le 14 août 2014, à la suite des violents affrontements opposant forces de l’ordre et étudiants qui réclamaient le paiement de près de 6 mois d’arriérés de bourse, est loin de connaitre son épilogue. Elle a connu des rebondissements et créé moult polémiques qui ont bien alimenté l’actualité judiciaire sénégalaise.
La première polémique naissante est le bras de fer entre l’ancien doyen des juges Mahawa Sémou Diouf et le procureur de la République Serigne Bassirou Guèye. Tout est parti quand le désormais ancien doyen des juges a accordé un non-lieu aux policiers Tombong Wally et Saliou N'dao avant d’inculper Sidy Mohammed Boughaleb qu’il a renvoyé devant la Chambre criminelle de Dakar pour jugement. Une décision à laquelle Serigne Bassirou Guèye s’est opposé. Il a, sur ces entrefaites, fait appel devant la Chambre d’accusation pour contester cette décision. Un appel qui a été sans succès d’autant que la Chambre d’accusation avait confirmé l’inculpation du doyen des juges.
Contrairement à l’affaire Bassirou Faye, le procès de Mamadou Diop du nom de l’étudiant qui a été tué le 31 décembre 2012, lors de la manifestation organisée par le mouvement M23 qui s’opposait à la candidature de l’ancien président de la République, Me Abdoulaye Wade, a eu lieu. Les policiers présumés meurtriers seront jugés le 07 janvier prochain.
Le procès de l’ancien président Tchadien, Hissein Habré, poursuivi pour crimes de guerre, tortures et crimes contre l’humanité a également fait beaucoup parler. Suspendu, il va reprendre le 08 février prochain pour les réquisitions de l’avocat général et les plaidoiries des différentes parties.
La dernière affaire qui alimente les débats dans le milieu judiciaire est le placement sous mandat de dépôt du coordinateur du Parti démocratique sénégalais (Pds). Inculpé pour faux, usage de faux et diffusion de fausses nouvelles, Oumar Sarr a été arrêté à la suite de la publication du journal français «Le Monde» concernant l’affaire Lamine Diack. Cet épisode qui continue de secouer le Sénégal va faire beaucoup de bruit...

DAKARACTU



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