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Opinion

Monsieur le président fallait plutôt dissoudre la CREI, par Maimouna Bousso


Mercredi 12 Novembre 2014

Monsieur le président fallait plutôt dissoudre la CREI, par Maimouna Bousso

M. le président de la République, vous êtes sur la bonne voie mais encore un pas de plus et vous exécuterez une réelle demande sociale, celle de votre peuple légitime qui vous a élu. Non pas parce que vous aurez perdu la face devant un tel ou tel autre, mais juste parce que vous êtes à l’écoute attentive de votre peuple, qui est meurtri et déchiré par cette traque sans précédent. Monsieur le président, refusez d’être celui-là que l’on veut que vous soyez, c’est-à-dire ce Roi-démon qui opprime son peuple.

J’étais dans la salle en ces moments historiques où vous avez limogé le procureur Alioune Ndao devenu trop spécial malgré votre volonté certaine d’aller jusqu’au bout de cette procédure. A12h 25 le procureur Spécial Alioune Ndao a été démis de ses fonctions en pleine audience. Même si c’est légal, par que la Constitution sénégalais dit à son article : « Article 44, Le Président de la République nomme aux emplois civils ». Toutefois la forme, les circonstances dans lesquelles vous avez déchargé le procureur Alioune Ndao ont été inélégantes. L’avocat de la défense Me Ciré Clédor Ly a raison de dire que : « le procureur a été trahi ». Il est remercié après l’exécution des sales besognes diront ses détracteurs.

Monsieur le Président, nous vous invitons à revoir les conditions de limogeages de nos hauts fonctionnaires, souvent trop brusques et brutales. Alioune Ndao a été « sabré » lorsque le premier Ministre faisait sa déclaration de politique générale. Quand le Chef du gouvernement expose la vision du président de la République aucun événement émanant du Gouvernement et pouvant perturber cette communication doit survenir. Et ce fut le cas hier. Cela prouve le manque de flair et de prévoyance de la part des communicants du régime. Bref…

Par respect aux magistrats de la Cour et pour laisser les sénégalais digérer le « plat » succulent que leur proposait le premier Ministre, cette décision devrait être retardée jusqu’à la fin de la journée ou deux jours après. Puis qu’il n’y a pas urgence. Ndao ne se doutait pas de ce qui se tramer sur son dos car il a quitté la salle sans ses documents, tout comme le président de la Cour qui subitement a interrompu l’audience. Leur comportement a suscité la panique au sein de la Cour. Ironie du sort, le procureur et le président de la Cour ont perturbé l’audience, un délit qu’ils reprochaient à Bachir Diawara.

Quelle honte, quelle humiliation pour la Magistrature !

Certes le parquet est unique et indivisible mais le vrai sens de notre stupeur c’est comment pourrait-on retenir les actes posés par Alioune Ndao quand vous-même jugez impossible de le garder ? Lui le maitre des poursuites ? Le procureur super spécial, le capitaine du navire qui jusque-là nous a conduits ici où nous en sommes, ayant instruit TOUT depuis les interdictions de sortie de territoire, les investigations en nommant des équipes toujours controversées, des contrôleurs judiciaires de toutes les sociétés incriminées, les saisis et scellés, les arrestations et mêmes personnellement les conférences de presse décriées par les défenseurs des droits de l’homme car violant la présomption d’innocence des suspects pour aller à l’attaque face à la défense devant les juges de la CEDEAO.

Comme nous le réclamions dans notre bilan d’étape du vendredi 31 oct. 2014, c’est la suppression de la CREI que nous exigeons. Dans la mesure où, ici encore : Quelle que soit la personne mise à ce poste, le peuple ne veut pas de cette juridiction qui viole les droits de l’homme.

Monsieur le Président vous nous avez donné raison en décidant qu’il ne pouvait pas rester une minute de plus, sans tenir compte du respect dû à cette Cour. Nous sommes meurtris de rappeler les faits insolites qui se sont déroulés lors du témoignage de Monsieur Pape Diop.

Le lundi 10 novembre, le président de la Cour, par des gestes et des menaces non voilés, s’est adressée à un Pape Diop résigné qui même après 100 ans, mérite un total respect vu les institutions qu’il a eues à incarner dans cette République. Au moins, par égards et par respect aux Institutions de notre République dont vous êtes le Chef Suprême. Car Pape Diop fut la deuxième personnalité la plus importante de notre pays, et président du Senat ne serait-ce que pour ses fonctions anciennes, il mérite toute la considération de la Cour et de son président.

Par ailleurs nous avertissons votre Gouvernement que si c’est pour des raisons politiciennes ou dans le but soit : de désamorcer les tensions de ce procès face au sommet de la francophonie, soit : pour leurrer le PDS face à sa manifestation prévue prochainement, nous ne nous laisserons pas distraire. Par conséquent, nous exigeons la relaxe totale de tous les détenus et l’annulation des procédures diligentées par l’ex-procureur spécial Alioune Ndao. Une fois ces décisions prises, Monsieur le président vous aurait satisfait une demande sociale et épousé une volonté populaire.

Profession : citoyenne
Parti politique : Sénégal
MAIMOUNA BOUSSO
senego




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