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Localité mythique et d’une importance capitale dans l’histoire du mouridisme, Mbacké Barry se meurt. Ce village, situé aux confins de la région naturelle du Djolof, manque de tout. Cet endroit souffre de son manque d’infrastructures sociales de base. Dans cette bourgade, il n’y a ni poste de santé encore moins de château d’eau. Pour se soigner, les populations sont obligées de se rendre à Dahra, localité distante de 11 kilomètres. Les femmes en état de grossesse font leur consultation prénatale à Dahra parce qu’ici, il n’y a pas de sage-femme encore moins de matrone.
L’eau est une denrée très précieuse dans cette partie du Djolof où «les pertes sont très souvent notées. Nous sommes branchés à partir du château d’eau de Thiamène», renseigne Cheikh Ndiaye Mbacké Barry, ingénieur en génie civil, ressortissant du village et membre du collectif pour sa reconstitution. Il n’y a pas que l’accès aux soins de santé primaires et à une eau de qualité qui fait défaut dans cette partie du Djolof, région par excellence pastorale, où l’éducation des enfants est un véritable casse-tête.
lequotidien






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