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Sport

MONDIAL-2014 : LES PAYS BAS ÉCRASENT LES CHAMPIONS EN TITRE, L’ESPAGNE ABDIQUE


Samedi 14 Juin 2014

Une révolte, une révolution ? Les champions du monde espagnols se sont fait écraser 5-1 dès leur entrée en lice vendredi dans le Mondial-2014, par des Pays-Bas prenant symboliquement leur revanche sur la finale de la Coupe du monde 2010.

Les Néerlandais prennent ainsi une belle option pour la tête du groupe B et éviter ainsi, a priori, une finale avant la lettre face au Brésil, grand favori de la poule A. Quant aux hommes de Vicente Del Bosque, il s'agit déjà de sortir du trou face au Chili et à l'Australie.

Il n'a fallu attendre que le troisième match du tournoi brésilien pour assister à la première énorme surprise, d'une ampleur inédite pour un tenant du titre. Surtout quand il est en outre double champion d'Europe ! Forcément, le trône espagnole vacille et perd subitement de sa superbe.

Forcément, aussi, on se souvient que la Roja avait perdu son premier match lors du Mondial sud-africain (1-0 face à la Suisse). Une défaite expliquée par la thèse de l'accident ou du hold-up au vu du jeu à sens unique pour les Espagnols ce jour-là. Celle de vendredi ressemble plutôt à une abdication.

- Abdication ? -

Car peu après le roi Juan Carlos, c'est la Seleccion qui a semblé abandonner sa couronne lors d'une seconde période insipide, après une première déjà terne. Elle a montré les limites de son fameux jeu de possession quand il n'a pas de conclusion et ainsi souffert.

Elle a pourtant ouvert la marque par Xabi Alonso sur penalty (27e), mais a encaissé ensuite deux doublés de Van Persie et Robben et un but de Vrij. Souffert ? Un martyre !

La correction se matérialisait par quelques séquences humiliantes où le public accompagnait les passes néerlandaises de "olé!" ! La Roja toréée par le pays des tulipes !

Les Néerlandais ont observé, respecté les champions du monde en première période. Mais l'égalisation de Van Persie, d'une superbe tête plongeante et lobée (44e), les libérait.

- Casillas rampant -

A eux la direction du jeu, à eux les occasions, et à eux les buts. Et les effluves de la revanche, pour Robben surtout. Le grand malheureux de la finale de 2010 s'est cette fois amusé avec un doublé, en se jouant d'abord de Piqué (53e), puis de Casillas qu'il met à terre, fait presque ramper avant de le fusiller au bout d'une attaque fulgurante (80e).

La gardien et capitaine espagnol était d'ailleurs le principal supplicié de la bande à Vicente Del Bosque, auteur d'une mauvaise sortie, gêné par Van Persie, dont bénéficiait De Vrij pour le 2-1 (65e), puis d'une faute grossière dont profitait Van Persie pour signer le 3-1 (72e) qui tue. Le capitaine néerlandais, élu homme du match, a même expédié une demi-volée puissante sur la barre (60e).

Et le public était heureux ! Il y avait des rouges façon Roja, des "Oranje" et des jaunes, les locaux, qui avaient pris fait et cause pour les Néerlandais. Les Brésiliens nourrissaient certes de la sympathie pour les stars Xavi et Iniesta, mais leur rancoeur contre Diego Costa s'avérait plus forte.

Le nom du Brésilien naturalisé espagnol, qui a disputé deux matches amicaux avec la Seleçao avant de choisir la Seleccion, a d'abord été copieusement sifflé. A chaque touche de balle, le buteur était ensuite sifflé et le public a même entonné plusieurs fois un "Diego, viado !" (Diego, pédé!)...

Et comme si sa "trahison" ne suffisait pas, l'attaquant obtenait un penalty très litigieux, en retombant sur la jambe de De Vrij... Bronca monumentale pour le tireur, Xabi Alonso, qui exécutait la sentence (27e).

L'égalisation a donné lieu a une grosse explosion de joie. Puis ces "olé !"...

SENEPLUS





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