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Le chargé de la propagande au Pds : Farba saccage tout - Il y aura de l’instabilité dans ce pays, des mouvements d’humeur vont naître de partout - Mon limogeage a provoqué la chute du régime de Wade




Samedi 19 Janvier 2013
Politique

L’ancien ministre sous le régime de Abdoulaye Wade et responsable au Parti démocratique sénégalais (Pds), Farba Senghor ne s’avoue pas vaincu dans son bras de fer avec l’artiste-musicien Fara Diouf. Ayant reconnu avoir déjà fait l’objet de saisie à la radio Annur Fm, il compte à son tour ester en justice contre l’huissier, auteur de l’opération. Sur un autre registre, Farba Senghor qui s’est entretenu avec Le Quotidien, dans la nuit du jeudi, a jeté un regard critique sur la marche actuelle du pays, tout en prédisant des lendemains sombres pour Macky Sall et son gouvernement.


Le chargé de la propagande au Pds : Farba saccage tout - Il y aura de l’instabilité dans ce pays, des mouvements d’humeur vont naître de partout - Mon limogeage a provoqué la chute du régime de Wade
Vous affirmez qu’il n’y a pas eu de saisie chez vous, mercredi dernier, à votre domicile, alors que nous avons été témoins du contraire ?  
Il n’y a pas eu de saisie. Aucun véhicule ni appareil ménager n’a été saisi chez moi et cela peut se vérifier. Il faut rappeler que cette affaire date de 2007. Il y a eu un jugement par défaut et le Tribunal m’avait condamné à payer à Fara Diouf, la somme de 30 millions de francs Cfa mais, le jugement n’était pas assorti de l’exécution provisoire. J’ai été informé presque un an plus tard, au moment où il y a eu une tentative de saisie comme celle qui a eu lieu avant-hier (l’entretien a eu lieu jeudi soir, Ndlr). En accord avec mon avocat Me Moustapha Diop, j’ai fait une opposition à cette décision. C’est finalement le 13 juillet 2011 que le jugement a eu lieu et le Tribunal a coupé la poire en deux, en disant : «Oui, l’opposition de Monsieur Farba Senghor est recevable mais, le jugement du 4 décembre 2007 reste entier.» Ce qui m’a donné la possibilité d’aller en appel auprès du Tribunal hors classe de Dakar. Cela veut dire que l’affaire est toujours pendante devant la Cour d’appel  et qu’il n’y a pas d’exécution provisoire du jugement. Aucun huissier qui se conforme à la disposition de la loi ne peut procéder à la saisie de mes biens. Les huissiers sont venus chez moi, accompagnés de gendarmes, mais quand je les ai trouvés dans mon salon, j’ai dit à l’huissier qu’il n’a pas le pouvoir de procéder à une quelconque saisie et je lui ai demandé de sortir, ce qu’il a fait. Donc voilà l’affaire, c’est sûr qu’il y a eu une certaine politisation de l’affaire.
Mais en venant chez vous ce jour-là, on a croisé deux véhicules de la gendarmerie avec du matériel électroménager à bord
Oui, mais peut-être que vous avez vu d’autres matériels mais, ils ne m’appartiennent pas. C’est peut-être aussi parce que vous avez rencontré beaucoup de camions et de véhicules qui circulaient dans cette zone. Est-ce que ce ne sont pas d’autres gendarmes aussi, parce que les gendarmes qui sont venus chez moi, ne sont partis avec rien. 
Mais vous avez déjà fait l’objet d’une saisie à la radio Annur Fm ?
Je ne comprends pas l’acharnement de cet huissier. Il y a vraiment des dérives dans ces opérations de saisie, parce que les personnes qui le font souvent ne sont pas habilitées à le faire. C’est un problème qui doit être posé au niveau de la Nation sénégalaise, pour que ce soit révolu, parce qu’il y a surtout les enfants, les épouses et les personnes, qui assistent à ces scènes humiliantes. 
Vous en avez vécu l’expérience ? 
Non mais, ce que l’huissier a fait, c’est d’aller saisir tous les biens appartenant à la radio, simplement sur la base de rumeurs et de suppositions. Il n’a pas vérifié au fond, si cette radio appartient à Farba Senghor ou non. Il a saisi ces biens depuis 6 mois et il est en train de causer un tort à cette radio.
Donc, cela veut dire que le matériel saisi n’a pas été restitué ?
Non ! Je ne sais pas ce qu’ils en ont fait. Cette fois-ci, ils étaient venus faire une saisie complémentaire du matériel de la radio chez moi. 
Si vous estimez que ces saisies ne sont pas légales, pourquoi n’avez-vous pas porté plainte ? 
D’abord, nous allons faire une distinction entre les biens appartenant à la radio. Nous irons au Tribunal pour leur dire que ces biens-là, n’appartiennent pas à Farba Senghor mais, à d’autres personnes. De même que les véhicules que vous avez vus, ils sont au nom de Me Abdoulaye Wade (les deux grosses berlines «8X8» stationnées devant son domicile) et ce sont ces véhicules qui ont été saisis à Diamniadio, par la gendarmerie. Comment l’huissier peut-il faire saisir des biens appartenant à Me Wade ? La structure qui est victime de cette saisie abusive (Annur Fm) va porter plainte auprès des Tribunaux, pour dire qu’elle a été lésée pendant plusieurs mois par l’huissier.
Mais, c’est de notoriété publi-que que la radio Annur Fm vous appartient, quand même ?
C’est de notoriété publique mais, je pense qu’il y a des dispositions réglementaires de la loi, pour définir qui est propriétaire, qui est locataire, qui est bailleur et qui est autre chose ? Seule la loi peut le dire. Votre journal Weekend magazine avait même publié dans une de ses éditions, la photo d’un immeuble qui se trouve aux Almadies, en disant que c’était pour Farba Senghor. C’était un bel immeuble dont j’aimerais vraiment être le propriétaire. Mais finalement, vous avez fait un démenti… parce que le propriétaire est venu lui-même dire que c’est son immeuble. Donc, vous comprenez qu’il y a beaucoup de choses dont on dit que ça appartient à Farba Senghor ou à un autre mais, ce n’est pas exact. 
Pour revenir à l’affaire Fara Diouf, vous avez dit que l’affaire est encore pendante devant la Cour d’appel ?
Je vous ai montré les documents qui prouvent que l’affaire est pendante devant la Cour d’appel de Dakar et que le jugement n’est pas assorti de l’exécution provisoire. Donc rien ne peut se faire tant que l’affaire n’a pas connu son dénouement au niveau des deux Tribunaux. Mais vous savez que cette affaire a été politisée parce que pendant longtemps, on a dit que Farba est proche du Président Abdoulaye Wade, c’est la raison pour laquelle il est impossible de l’atteindre. Des gens ont incité Fara Diouf à m’attaquer et lui ont conseillé à aller en grève. Il s’est laissé manipuler  mais, il n’a pas pu manipuler la justice, qui est indépendante. Les Sénégalais se trompent sur mon compte, en disant : «Farba était protégé par le Président Wade.» Mais Farba est le rempart du Président Wade, donc protecteur du Président Wade. Le jour où j’ai quitté le gouvernement en 2008, je me suis dit que c’est l’effondrement du régime de Abdoulaye Wade. Et depuis ce jour, il y a eu un affaiblissement du régime de Abdoulaye Wade jusqu’à sa chute définitive. Donc moi, le rempart que j’étais, je le suis encore, je suis plus puissant qu’avant, je ne faiblirai en aucune façon, c’est Dieu qui est mon procureur. Il dit : «Ne t’afflige point, n’aie aucune angoisse de ce que trament tes ennemis.» Donc moi, je reste serein. Si Abdoulaye Wade n’est pas là, je dois rester le même, je vais me battre avec la même force avec laquelle je me battais, quand il était là. Vous avez vu dans le passé, les combats que je menais. Dans l’affaire de l’As et 24H chrono, j’étais entre le marteau et l’enclume. Il y avait le ministre de la Justice de l’époque et le ministre de l’Intérieur qui n’étaient pas avec moi. Vous avez vu la bataille que j’ai menée, de l’autre côté avec la société civile et la presse, et Dieu merci, je m’en suis sorti. 
Il ne faut pas que les gens se trompent, qu’ils pensent que  parce que Abdoulaye Wade est parti, Farba est faible. Je reste encore plus fort que jamais. J’ai été le premier à me présenter devant les gendarmes dans le cadre de la traque des biens mal acquis. Je me suis présenté devant eux en toute sérénité, les gendarmes peuvent le dire. Je n’ai failli à aucun moment, je ne faillirai à aucun moment. Je me battrai jusqu’au bout.
Ne craignez-vous pas justement que cette histoire de L’As et 24 H Chrono vous rattrape ?
Je ne crains rien du tout, je l’ai dit : le socle sur lequel je suis assis est un socle qui est solide, c’est Dieu. Je n’ai aucune crainte. Et aucune histoire ne me rattrapera, rien ne me rattrapera.
Même pas la Cour de répression de l’enrichissement illicite ? 
Non ! Je ne suis pas riche, j’aurais voulu être riche mais malheureusement, je ne suis pas riche, parce que j’ai travaillé pour le peuple sénégalais, je marche donc la tête haute, je suis un homme honnête, je resterai honnête et personne ne pourra prouver le contraire.  
Mais pensez-vous que vos camarades de parti peuvent dire la même chose ?
En tout cas moi, je peux le dire. Je peux lever la main et dire que je suis honnête. Je n’ai peur de rien du tout, sauf de Dieu et je l’ai dit depuis le début. Et ce régime de Macky Sall n’ira pas loin. Je vous le dis, ce régime est un conglomérat de personnes qui viennent d’obédiences différentes. La Coalition Benno bokk yaakaar va exploser durant l’année 2013. Idrissa Seck va sortir, Y’en a marre également. Moustapha Niasse lui, son objectif principal, c’est le pouvoir et il fera tout pour avoir le pouvoir. Macky Sall s’est débarrassé de ses amis les plus proches, il est seul, la demande sociale n’est pas satisfaite…
Il n’est pas trop tôt pour prédire un échec de l’actuel régime ?
Mais non ! D’abord Macky Sall n’a pas de vision. Ensuite, c’est un cocktail explosif qui gouverne le pays. C’est impossible qu’il puisse réussir dans ces conditions. Je vous le dis et ce n’est pas loin, ce n’est pas le Pds qui va créer l’instabilité dans ce pays. Mais l’instabilité proviendra même du gouvernement. Vous verrez, Idrissa Seck va quitter et des mouvements d’humeur vont naître de partout.
Vous soutiendrez Idrissa Seck pour ça ?
Je ne suis pas là pour soutenir Idrissa Seck, parce qu’il est de son côté, je suis du mien.
Il n’est pas impossible que vous vous retrouviez, parce qu’on dit que rien n’est impossible en politique ?
Oui mais, pour le moment, chacun fait ce qui lui semble être bon. Je suis de mon côté mais, je suis certain que Idrissa Seck va sortir. J’en suis certain, dans deux ou trois mois, vous verrez que Idrissa Seck va sortir. Il y aura deux pôles qui vont émerger pendant le premier semestre de 2013 : Idrissa Seck et Pape Diop, mais pour courir, il faut partir à point. Vous verrez des développements qui vont se faire et avant la fin de l’année, vous verrez l’explosion des gens au pouvoir.
Moi, je ne parle jamais du présent, parce que tout le monde connaît le présent. J’ai toujours parlé du futur, je refuse de parler du présent. Macky Sall n’ira pas loin. Il y a la demande sociale qui va aussi exercer une forte pression sur lui. Quand j’ai lu le discours du Président de la Côte d’Ivoire, c’est clair, il dit : «J’ai une stratégie de développement sur 40 ans. J’ai donc un plan national de développement à moyen terme, je veux une croissance à deux chiffres, en 2013, je veux 8%. Ce qui me permettra de créer des emplois et de créer des richesses au niveau des entreprises.» Au contraire, au Sénégal, Macky n’a que deux points sur lesquels il se focalise et qui ne sont que de la littérature : c’est le Yoonu yokuté qui s’arrête au niveau de la langue et la rupture. Alors que les Sénégalais ont besoin de changer leurs conditions de vie et pour changer leurs conditions de vie, il faut créer des instruments qui puissent générer des richesses et des emplois pour les jeunes.
Mais n’oubliez pas que vous avez dirigé aussi ce pays pendant douze ans. Est-ce que vous aviez pensé à tout ça pour développer ce pays ?
Chaque gouvernement qui arrive a ses priorités. Nous avions comme priorité les infrastructures. Tous les grands pays du monde, que ça soit la France, l’Italie, ont d’abord construit des routes et des ponts. C’est le socle de l’économie, de la santé et de tous les secteurs qui font développer le Sénégal. Macky avait dit que ça c’était pour Abdoulaye Wade. On ne le mange pas et qu’ils allaient donner à manger aux Sénégalais. Maintenant, tout le Peuple sénégalais tend la main pour avoir quelque chose à manger. Si vous suivez les émissions interactives ou des radios, vous verrez que la grogne est la même. Les conditions de vie sont extrêmement difficiles. Macky prévoit de créer des emplois mais, cela ne figure nulle part dans le budget de l’Etat. Et il dit aussi que ce sera dans le secteur du nettoiement. Donc, les jeunes vont gober beaucoup de maladies et de microbes. Car tout le monde sait que le nettoiement, ça crée beaucoup de maladies aux jeunes qui travaillent à ce niveau. Et deuxièmement, il dit qu’il va recruter des jeunes dans la sécurité, donc la délinquance. On va former des gens qui vont agresser. On va créer des agresseurs.
Pourquoi êtes-vous si pessimiste ?
Je crois que vouloir créer des emplois sur la base du nettoiement et de la sécurité, c’est dire aux Sénégalais, «je suis incapable de faire quelque chose». Je pensais que Macky allait dire, «je vais créer de grandes entreprises au Sénégal, qui vont donner des richesses aux Sénégalais et donner des emplois aux jeunes, qui vont voir également améliorer leurs conditions de vie. Je vais transformer l’agriculture du Sénégal ; voilà ce que je vais produire (1 000 000 de tonnes de riz). Je vais amener les jeunes dans les champs». Ce sont des choses très simples, qui peuvent être moteur du développement du Sénégal.
Pour en venir à l’enrichissement illicite, comment avez-vous vécu les auditions des responsables libéraux et tout dernièrement, la levée de l’immunité parlementaire de certains députés libéraux ?
Je crois qu’il y a une confusion au niveau des juridictions, des procédures et au niveau des rôles. Le rôle que l’Exécutif fait jouer à Alioune Ndao est dévolu au procureur Ousmane Diagne et au procureur général Diaby. A mon avis, cela porte atteinte au bon fonctionnement de la justice au Sénégal. Une juridiction d’exception doit se limiter au rôle qui lui est imparti par la loi.
Et lorsque le procureur Alioune Ndao sait dès le départ que les personnes qu’il fait convoquer par la gendarmerie ou la police, bénéficient de privilèges de juridiction ou d’immunité et qu’il les entend, c’est grave et extrêmement grave. Je crois que c’est un empiètement sur le rôle de Ousmane Diagne et sur le rôle de Diaby. Et cela va avoir une répercussion sur la justice au Sénégal. C’est pourquoi les magistrats qui appartiennent à l’Union des magistrats, s’ils ne sont pas d’accord, doivent se faire entendre. Parce qu’il faut que la justice du Sénégal soit défendue.
Mais Madame le ministre a donné des explications claires par rapport à cela.
L’explication de Madame le ministre ne tient pas. Ce qui est clair, c’est que si vous n’avez pas la capacité de poursuivre quelqu’un ou bien de le juger, pourquoi l’entendre. Pourquoi ils ne laissent pas ces compétences à Ousmane Diagne ? C’est un contournement du procureur de la République et du procureur général. Ce qu’ils sont en train de faire est extrêmement grave pour la justice du Sénégal.
Mais maintenant que l’immunité parlementaire de certains est levée…
Même l’immunité est levée illégalement. Moi, je le répète, tout le temps, sur le plan du droit administratif pur, le procureur spécial ne peut pas écrire au président de l’Assemblée nationale. Tous ceux qui ont été formés dans les grandes écoles de droit et dans l’Administration du Sénégal, et qui connaissent les procédures, savent que ce n’est pas normal et que ce n’est pas possible dans une administration qui fonctionne normalement. Deuxièmement également, le procureur lui-même sait dès le départ qu’il ne peut pas les juger devant la Cour de répression de l’enrichissement illicite, parce que cette Cour est destinée aux fonctionnaires qui n’ont pas de privilèges et d’immunité, à leurs complices et aux recéleurs, et il veut coûte que coûte les entendre. C’est ça qui n’est pas normal car, il y a des dysfonctionnements.
Mais il y a des suspicions qui pèsent sur ces gens-là, comme quoi ils se sont enrichis illicitement 
Ce n’est pas à lui de le faire. S’il y a des suspicions et qu’il sait qu’il ne peut rien, c’est comme si vous êtes professeur d’université ou de collège, et qu’on vous dit que vous n’avez pas le droit d’enseigner à l’Université. Vous dites, je vais aller commencer par recenser les étudiants et quand j’aurai terminé, je vais les remettre au professeur d’université. En fait, c’est un non-sens. Juste pour dire que cela ne ressemble à rien du tout. Et c’est ce que le procureur est en train de faire. Et il n’est pas compétent pour le faire. Moi je dis que j’ai parlé à des juristes de l’Uemoa et j’ai reçu des appels d’autres personnes appartenant à la Cedeao. Ils sont ahuris parce qu’ils disent que c’est une juridiction d’exception, qui a un rôle bien limité. Mais au Sénégal, il y a une confusion réelle parce qu’on ne sait pas ce que le procureur spécial doit faire et ce que le procureur de la République doit faire ou le procureur général.
Mais honnêtement, Monsieur le ministre, ne pensez-vous pas qu’il y a certains d’entre vous qui se sont enrichis illicitement ?
Non, ça ce n’est pas à moi de le dire. C’est à la justice de le dire. Mais la justice doit le dire en suivant les règles qu’elle a elle-même définies. Nous ce qu’on veut, c’est cela. Nous sommes d’accord que tout le monde doit rendre des comptes s’il a géré les affaires publiques. Tout le monde doit rendre des comptes mais, le monde d’aujourd’hui est régi par des procédures. Et ces procédures doivent être respectées. Et si ces procédures ne sont pas respectées, comment voulez-vous qu’il y ait une justice équitable pour tout le monde. C’est ça qui est grave. Moi je ne discute pas si la juridiction est constitutionnelle ou anticonstitutionnelle, je laisse ça aux spécialistes. Ce que je sais, c’est que les procédures qui sont enclenchées sont contraires aux dispositions de notre loi. Mais je crois que Macky Sall est en train de se tromper parce que la ligne qu’il est en train de suivre ; la traque des biens mal acquis ne nourrira jamais les Sénégalais. Les Sénégalais attendent la baisse du prix de l’électricité, de l’eau, de l’huile, des denrées de première nécessité. Ils attendent également que leurs enfants travaillent et rapportent de l’argent pour que la bourse familiale augmente. Demain lorsque le Peuple fera ses comptes avec le Président Macky, c’est par là qu’il va commencer. Mais passer tout un mandat à se battre contre les autres par haine ou par esprit de vengeance, je ne crois pas que cela puisse faire avancer le Sénégal. Nous sommes dans un pays sous-développé qui a besoin de s’appuyer sur des leviers importants pour l’amélioration des conditions de vie de ses populations. Si on se met à se battre toujours, demain celui qui viendra fera comme ça et ça n’avancera pas. Beaucoup de pays africains sont en retard parce qu’il y a eu des luttes intestines. 
Beaucoup de pays africains sont aussi en retard parce que les élites prennent l’argent et le mettent en Europe.  Et le Sénégal n’est pas en reste par rapport à ça.
Vous savez, ce qu’on reproche à ces chefs d’Etat ou à ces gouvernants africains existait en Europe, en France ou aux Etats-Unis. Un pays ne se construit pas en un seul jour. Vous ne pouvez pas non plus brusquer la vie d’une Nation ou d’une seule personne. Tout doit se faire doucement. Il y a une proportion que doit prendre la traque des biens mal acquis. Si c’est dans l’activité gouvernementale, au moins 10% pour cent peuvent se résumer  à la traque des biens mal acquis.  Mais les 90% doivent servir à améliorer les conditions de vie des populations.
En parlant des biens mal acquis, vous avez cité des Présidents des autres pays mais notre ancien Président aussi a été cité ces derniers jours
Non, il a été cité par erreur. Parce qu’on dit que le Président Abdoulaye Wade aurait donné des chèques à Alioune Aïdara Sylla. Mais s’ils savent que l’argent provient des amis du Président qui se trouvent à l’extérieur qui sont extrêmement riches, pourquoi ils n’attaquent pas directement la personne qui est mise en cause ? Cet argent, si le Président l’avait amené en France,  en Suisse ou dans d’autres pays, on pourrait comprendre. Mais on donne de l’argent au Président, il  amène cet argent au Sénégal pour le distribuer aux Sénégalais, et on dit qu’il ne devait pas amener cet argent au Sénégal.  Donc si quelqu’un d’autre part en Arabie Saoudite et que le prince lui donne de l’argent, vous lui direz qu’il n’a pas le droit d’amener cet argent.



lequotidien



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